Quod unus ait Christua (col
pas seulement une vérité de fait' pour Cyrille, les choses ne devaient pas être autrement. La justice -en effet exigeait que la rançon égalât en valeur ceux qu'elle devait racheter •. « Un seul devait .mourir .pour tous qui fût le juste équiivalemtdelavie de taus^ i» Ce principe, on le eomprend, devient entre les mains de Cypille une arme contre Nestorius.: Constamment saint Cyrille s'appuie îsur cette vérité que la rançon offerte par Jésus- Christ a dû être équivalente, pour len (conclure que Jésus-Christ homme est une même personne avec le Verbe : car aucun'homme,'si élevé en girâce qu'on le suppose, m'aurait pu présenter à Dieu, par sa mort, une expiation suffisante et efiBoace pour (nos péchés 2. Ainsi la aaéoessité d'uaiesatisfactioni^équivalente prouve que le rédempteur capable de la fournirestDieu, et la circonstance que ce Tédempteur est Dieu 'établit à son tour l'équivalence en fait et même la sure^ondance de cette satisfaction.
Les enseignements sotériologiques de saint Cyrille marquent, vnous l'avons dit, le point culminant des spéculations de l'Église grecque sur ces questions. Après lui, la pensée, d'ailleurs fixée, devient moins originale. Exceptons cependant un discours du patriarjche de Constantinople, Proclus, où la nécessité de la mort d'un Dieu pour payer notre dette et la surabondance de cette expiation sont mises en relief dans quelques pages d'une .très belle éloquence^. Exceptons encore une lettre très précise de saint Isidore de Péluse*, dans laquelle il explique le texte Ad ostensionem iustitiae suae, et montre Jésus-Christ, « victime offerte, lui seul, pour tous, et supérieur à tous en