‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 840 sur 1102 · EpiU VI, 100 (col. 1165); cf. Epist. Vf, 166<col · texte numérisé non relu

EpiU VI, 100 (col. 1165); cf. Epist. Vf, 166<col

LA THÉOLOGIE GRECQUE DU V AU VII* SIÈCLE. 32fï

VÉ^euï" »<, apaisant la colère de Dieu, rétablissant îst concorde, changeant l'aversion en amitié, et conquérant de nouveasn pour nous la grâce de» la âlîation adoptive. Quant à Théodoret, il se borne- généralement à exposer 1& réalisme classique : Jésns-Ghrist nous est substitué : il' s-'est fait malédiction pour nous; il a donc subi le châtiment à notre place; sa mort a été notre rançon, ou plutôt, comme l'auteur le remarque expressément, « une espèce de rançon » (oTovTiXuTpov)^;:elle a été aussi un sacrifice libre et spontané, destiné à expier nos fautes. Ainsi notre dette a été payée, et nous avons été réconciliés avec Dieu^. Le chapitre lui d'Isaïe a fourni à nos auteurs pour cette théorie réaliste^ une contribution impoTtante. On le trouve encore commenté dans le même sens par Prdcope de Gaza^f v. 52S)3.

§^5. — Ecclésiologid.

Du v* au vii« siècle, le progrès de la doctrine sur l'Église, considérée comme l'assemblée des fidèles et dans ses rapports mystiques avec Jésus-Christ son fondateur, fut peu sensible dans la théologie grecque. Tout avait été dit notamment sur l'Église cité de Dieu, Jérusalem nouvelle, épouse de Jésus-Christ, vierge immaculée, jardin fermé, etc.; et saint Cyrille,, qui revient fréquemment sur ces métaphores, ne fait guère que répéter ce qu'avaient dit ses devanciers. Mais d'autre part, le symbole rapporté par saint Épiphane, et qui passa plus tard pour être celui du deuxième con-

1. In-epist. ad K<ym., m, 24; In epiat. T ad' Timoth.. Il, 6 (coL 84r 800).

2. In Daniel., IX, 24 (col. l'472); In laaiam, Lni> 4-12 (col. 441-444); In epist. ad Rom., V,8 (coH97); In epis*. adSjîAeSi, II, 14 (col. 524) ; Dr providentia, X (col. 754.7S7).

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