p. G., LU, 75S
s. Col. 7S9.
ment converti au corps dans la consécration. Il concède qu'après cette consécration il n'y a qu' « un corps du Fils », mais de la même façon qu'après l'incarnation il n'y a qu'un fils et une personne en Jésus-Christ, encore que les deux natures persistent d'exister. Voici le texte :
« Sicut enim antequam sanctificetur panis, panem nominamus : divina autem illum sanctificante gratia, mediante sacerdote, liberatus est quidem ab appellatione panis ; dignus autem habitus dominici corporis appellatione, etiamsi natura panis in ipso permansit, et non duo corpora,sed unum corpus Filii praedicamus : sic et hic divina âviSpucrâcm;, id est insidente corpori natura, iinum Filium, unam personam utraque haecfecerunt^. »
C'est ainsi que la crainte du monophysisme, et l'abus que faisaient sans doute les eutychiens de l'argument rapporté dans VEranistes ont arrêté en Orient le développement de la doctrine de la conversion. On la rétrouvera dans saint Jean Damascène, mais réduite à une simple affirmation, sans commentaire qui l'expliquBB
Quant au caractère sacrificiel de l'eucharistie, il est souvent affirmé dans la période qui nous occupe, sans que la théorie proprement dite du sacrifice eucharistique avance beaucoup. Théodoret remarque que le Sauveur a inauguré à la cène l'exercice de son sacerdoce, sacerdoce qu'il continue d'exercer comme homme par le ministère de l'Eglise, alors qu'il reçoit, comme Dieu, l'offrande du sacrifice^. Il y a donc dans l'Église « un sacrifice divin et non sanglant » (Oeîa xa\ àvaifxaxToç
1. Col. 758. 'M. GoRE (.Dissertations on subjects conneeted witk the Incarnation, London, 1893, p. 473, 276) cite encore, comme partisan de la doctrine de Théodoret en Orient, le patriarche Ephrem d'Aotloche (52t>-54S) : mais le texte qu'il donne et qui est tiré de Photius (Bi62tot/i., cod. 229, P G., GUI, 980) me parait peu concluant.
2. Inpsalm. CJX, T. 4 (col. 1773, 1773); cf. Ebtychius, Sermo de paS' chale, 2, 4, col. 2393, 2397.
Outria) * dont Jésus-Christ est le prêtre principal, dont la victime est aussi le seul agneau immaculé qui poste les péchés duimonde'2. iLk, est représentée par 3a fraction du pain la mort du Sauveur ; Jésus-Christ est mystiquement immolé; il imeurt (spirituellement*; car les prêtres n'offrent pas un autre sacrifice que celui de la Croix, mais célèbrent la mémoire de cet unique et salutaire sacrifice"*. Le jnot le plus énergique sur oe sujet, et iqui rappelle une expression de saint Grégoire de Nazianze, est de Nestorius : « Le Christ est crucifié en figure, égorgé par le glaive de la prière sacerdotale 5), ffTaupoÛTai jxÈvaati xôv Tiircov Xpiff^ôç, TÎj TÎîç îepaTUc^ç lEuy^^ç ^taj^aipa <j«paTTO{ji.£vo;5. En dehors des descriptions données tpar'les Constitutions , de if église égyptienne et par le JPs8udo-Deny« ^, nous possédons d'ailleurs de • cette lépoqued'abondants.documents sur la liturgie i eucharistique, puisque de nombreuses liturgies furent dlors rédigées. sous le nom d'apôtres ou de docteurs icélè- Jires, . dont le texte, encore qu'il ait pu être ire-touché, nous renseigne assez exactement sur les croyancesiet ■les usages alors en vigueur ''.
§ 8. —La pénitences. •La discipiline pénitentielle dut occasionner, elle
■l.:S.NiL, Episf. II, 294{C0l. 34S-348).
2. TaÈQDOKET, In. Malachiam, I,t. H (col .1968) ; Cykill., Jn Lucatn, II, 8 (col. 489).
3. EoTïcrims, Sermo depaschate, 2, 3 (col. 2393, '2396) ; cf. Ad», nestorianos, V, 2-2 (P. G., LXXXVI, 1, coL 1744).