Scala, grad. XXII (col
5. P. G., LXXXVIII, 1921 et suiv. Cf. le pénitentiel du mCme, ibid., 1893 et suiv. Voyez aussi VOrdo paenilentiae attribué à Jean Mandakuni, calhoiicos des parties grecques de la Grande Arménie (f vers 498), et tiré d'un manuscrit arménien du xn« siècle environ {Riluale Armenorum edited by F. C. Comybeare, Oxford, 1905, p. 294] : • Le pré-
Le second acte de la pénitence était l'accotnipilissement des œnvres expiatoires imposées par le confesseur. C'est la publicité de ces œuvres ioxpiatoires qui constituait surtout autrefois la publicité de la pénitence. Mais peu à peu des adoucissements s'intro- •duisirent ici. D'abord, on n'attendit pas toujours, pour absoudre le pénitent, qu'il eût accompli son expiation. Le pénitent dont parle Denys l'Arëopagite dans sa lettre vin a été, semble-t-il, réconcilié par le prêtre, aussitôt après son aveu ^. Saint Jean Climaque dit que l'Eglise écarte pour un temps les fornicatéurs de l'eucharistie, même après qu'elle les a reçus (elffSe- 5(^o[jLÉv7)) 2 ; et saint Nil, dans une lettre importante^, Teproche au prêtre Chariclis de ne pas se contenter, en certaines occasions du moins, des témoignages de regret donnés par le pénitent dans l'acte même de sa confession, et d'exiger de lui, avant de le réconcilier, des œuvres difficiles et prolongées. — Puis, second adoucissement, les œuvres pénales imposées par le confesseur tendirent, d'une part, à devenir plus légères, de l'autre à rester secrètes. On a l'impression nette, en lisant les auteurs de cette époque, que la vivacité de la foi et l'austérité de la vie chrétienne s^affaiblissant chez les grecs de la décadence, la répugnance augmente chez eux pour la pénitence et les sacrifices qu'elle comporte. Dès lors, ces auteurs insistent au-
tre s'assied et fait agenouiller le pénitent pour faire sa confession. ït il lui énumère les péchés par leurs noms, et la personne qui se confesse doit répondre oui, si oui, non, si non. » — On remarquera que les trois péchés ad mortem continuent, théoriquement du moins, de retenir l'attention, mais qu'on ne comprend plus bien la sévérité de l'Église primitive -vis-à-vis des péchés de la chair (S. Jeas Climaotoe, . Scala, grad. xy,col. 8894 cf. Anastask ie «in., QuaestioneSf qa. 'LXXXV, col. 712).