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près des confesseurs potir qu'ils se montreiit bons, inîséricGrdieux, faciles vis-à-vis des pécheurs. Cette idée est vivement mise en lumière dans les deux lettres du Pseudo-Aréopagitè et de saint JN^il que je viens de rappeler, et on la retrouve encore dans le Liber ad pastorem de sa;int Jean Climaque (xiii)^ Celuici observe au surplus que Dieu n'a jamais révélé les péchés qu'il a~ entendus dans la confession, de peur que par cette publicité les pécheurs ne fussent détournés de rexomologèse : manière discrète évidemment d'exhorter les conîesseurs à ne révéler ni directement ni indirectement — • par la sa:tisfac!tion publique imposée — - les fautes secrètes des pénitents 2. La pénitence publique cependant n'est pas abolie pour aiUtânt. Les îornicateurs continuent, au témoignage de saint Jean Climaque, d'être privés de lia communion un certain temps après leur confession, comme le veulent les canons apostoliques 2, et l'ôïi retrouye les anciens canons pénitentiels reproduits dans les collections nouvelles de Jean d'Antioche dit le Scolastique (vers 550), et le Nomocanon paru sous Héraclius (610-641) ^. Les œuvres expiiatoires soit publiques, îsbit secrètes, restent d'ailleurs substantiellement ce qu'elles étaient autrefois : ce sont des jeûnes, des veilles, le coucher sur la dure, le sac et la cendre, les larges aumônes^. Chez les moines, dans la catégorie des pénitents, elles prenaient pâr-