p. G., LXXXVin, col. H
2. îbid. Isidore de Péluse remarque déjà que l'on doit punir moins sévèrement les fautes secrètes plus graves que les fautes scandaleuses moins graves {.Episl. V, 261, col. 1488).
3. Scala, grad. XV (col. 889); cf. Théodoret, Epîst. LXXVII, col. 1249; Pseddo-Denys, De eccl. hier., III, 2 et 3, 7 (col. 436, '4S2).
4. Y. PiTRA, Iwris ecclesiastici graecorum historia et tnonumerita, I, 403-107; II, 336-442; cf. FuNK, Didascalia et Constitut. apostol., lï, p.ïS4~
o. S. Nil, Epist. III, 243; S. Grégoire de Girgenti (fin du vi»-vu» siècle), In Ecclesiasten, YI. 4-5 IP. G., XCYUI, 989).
fois un aspect et des proportions fantastiques *. Le troisième acte de la pénitence était la réconciliation du coupable ; « Dieu donne le prix de la justice à rhomme qui se châtie lui-même par la confession 2. » Jusque vers la fin duiv" siècle, nous le savons, la pénitence officielle, confession, expiation et pardon, n'était accordée au pécheur qu'une fois après le baptême; et ce fut un des griefs apportés contre saint Chrysostome au concile du Chêne qu'il eût invite les pécheurs à recourir à lui aussi souvent qu'ils le désireraient 2. Cependant, saint Basile suppose manifestement, dans ses Regulae hrevius tractatae^, que les moines se confessent au moins de temps en temps, et saint Jean Climaque dit que l'âme qui est occupée de la pensée de la confession est retenue comme par un frein sur la pente du péché ^. L'usage de la confession plus ou moins fréquente, mais répétée plusieursfois durant la vie, futdoncen principe particulier aux monastères. Plus tard les moines l'introduisirent dans le monde, lorsque eux-mêmes devinrent confesseurs des séculiers, c'est-à-dire au viii^ siècle. Déjà, au vii«, Anastase le Sinaïte préconisait d'une manière générale la confession comme un moyen de cure spirituelle, dont on peut par conséquent renouveler l'emploi^, et la conseillait au pécheur comme une préparation tout à fait souhaitable pour la communion'. On ne voit pas toutefois que, dans l'Eglise orthodoxe du moins, elle ait été, à cette époque, rendue obligatoire même pour la communion pascale.