‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 871 sur 1102 · ID., can · texte numérisé non relu

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6. On pourra consulter sur ce sujet J. Parooire, L'Eglise byzantine de 527 à 847.

"homélie iv, pour célébrer la décision du concile, Xai'poi; Ttap'^jMÔv, Mapia OcoTo'xs *... furent redites par toutes les bouches éloquentes Jusqu'à Michel Cérulaire et bien au delà. L'absolue virginité de r^Ewrapâévoç devint un 'dogme indiscuté. Sans prendre la forme précise que la sainteté de Marie va jusqu'à l'exemption de la faute héréditaire, l'idée est partout présente dans la théologie grecque de cette époque — qui d'ailleurs n'accorde pas à la question du péché originel la même attention ni la même importance que la théologie latine — que -cette sainteté est parfaite, complète, aussi grande qu'on la peut concevoir dans une créature. La Vierge iravayia ne connaît point la souillure^. Elle est d'ailleurs élevée au-dessus des apôtres et des anges, médiatrice entre le ciel et nous, celle par qui tous les biens nous sont venus en Jésus -Christ ^. Aussi des églises s'élèvent-elles partout sous son vocable^. Ses fêtes se multiplient. On connaissait déjà, depuis la fin du iv^ siècle au moins, l'Hypapante, mais qui était exclusivement consacrée à honorer la présentation de Jésus au temple. Le concile quinisexte (692), dans son canon 52, parle de la fête de l'Annonciation (6 eôaYY£^t<T,"-o;) du 25 mars, comme d'une institution déjà existante^. La fête delà Présentation (^ Iv tS vaw gïffoooç) prend naissance probablement à Jérusalem, en novembre 543. Le dépôt d'un vêtement de la sainte Vierge aux Blakhernes est l'origine (vers 457-478) de la fête du 2 juillet ^ Au vii« siècle, celle de

i, P. G., LXXVII, col. 992.

2. V. par exemple Basile de Séleucie, Orat. XXXIX, 6 (col. 448 et -suiv.)-

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