Par exemple celle des Blakhernes à Constantinople
5. On a sur ce mystère un discours de Basile de Séleucie (Orat. XXXIX), mais il n'est pas sûr qu'il ail été prononcé à l'occasion d'une fête proprement dite de l'Annonciation.
6. N. NtLLEs, Kalendarium manuale utriusqueecclesiae, edil. 2% (Hîni- >ponte, 1896, 1897, I, p. 200, 201.
la Nativité (8 septembre) est connue ^ Enfin, il faut sisgnaler la fête de la Dormition {ii xoiV^iotç) dont Tempereur Maurice (582-602) fixe la célébration au l'5 août. On «st persuadé chez leis grecs, depuis le v* siècle, que la terre ne possède plus le corps €e la bienheureuse Vierg'e •: la xoi'(x7i<yt(; a été aussi une '(Tuo-fftofxoç |jieta<iT«oriç ^. La fête de la Conception (9 décembre «hez
les grecs), t) ff6XXTj(|/iç tÎÎ; âyiaç y.«i ôeOTrpoifjni'copo; 'Awiriç, doit
remonter à la fin du vu® siècle, car on possède pgur elle une hymne d'André de Crète ^.
Parallèlement à celui de la Vierge se développe le culte des anges et des saints. Mais saint Cyrille fait remarquer qu'il ne faut pas confondre ce culte avec l'adoration que nous rendons à Dieu : « Nous ne disons pas que les saints martyrs sont des dieux, ni nous ne les adoroûs pas comme tels (XaTpeuxixw;) : nous les Tëvérons seulement par l'affection et par l'honneur » (ff^^ETixtoç xal TijAïjTtxSç) ^. Sur le Bosphore se dresse un mikhaelîon, c'est-à-dire une chapelle à saint Michel bâtie par Constantin, et, à l'exemple impérial, on les multiplie partout. La protestation de Théodoret, rappelant la prohibition du concile de Laodicée, reste inefficace^. Chacun vénère et prie son ange gardien'^. Ont aussi leur fête les apôtres, îes patriarches, les martyrs : ceci est aincien. Ce qui est plus nouveau c'est la fréquence dés fêtes des simples confesseurs, des homologètes, c^ïame on les nomme "^ : leur culte toutefois, sauf quelques exceptions, reste exclusivement local,
i. Ibid., p. 272.
2. V. les diverses recensions de l'apocryphe Transitus Marine dans Diclionary of christ, biogr., U, 706.