‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 90 sur 1102 · I Âpol., LU, 3; Dial., xlix, 2; ex · texte numérisé non relu

I Âpol., LU, 3; Dial., xlix, 2; ex

2. V, 31, 2. L'eschatologie de saint Irénée est, dans l'ensemble, d'une noie archaïque prononcée; il y suit trop littéralement l'Apocalypse.

3. S.^ JusTD', Dial; Lxxx, lxxxi; S. Irksée, y, 3î-35. II faut remarquer cfue saint Irénée admet deux résurrections, une première pour les justes seuls, une seconde, qui est générafe, après le millenium réYoIu. Cette cioyance à la résurrection et au millenium, écrit M, Puech {op. cit., p. 130) à j>rop&9 de saint JBstifr, • m<nitre à quel point il se faisait uue règle de puiser désormais ses opinions aniqitemeBt daas l'Écriture, combien il était détaché de la philosophie..^ Ici est la vréritable pierre de touche ».

LE DOGME DANS LA SECONDE MOITIÉ DU Il« SIÈCLE. 27,9

peaiilant, comme on l'a ci-âess-ES remarqué, tout en étant fermement attacliés à celte opinion, avonent que beaucoup de chrétiens orthodoxes no la partag^ent pas ; et de fait nous ne la trouvons pas enseignée chez nos autres auteurs. '

La résurrection générale des corps, qui fera reparaître chacun dans sa propre chair ' , sera donc suivie du jugement 2. Éternel sera lé supplice des méchants dans le feu qui tourmentera et leur corps et leur âme^. Étemel aussi le bonheur des élus dans la vue et la possession de Dieu^. Cette possession toutefois ne sera pas égale en tous, car il y a dans la maison du Père différentes demeures, et les uns seront reçus an ciel, d'autres habiteront le paradis, d'autres enfin la Jérusalem renouvelée^. Le monde actuel périra dans un embrasement général^. Puis, à son tour, la mort sera détruite, et le Fils à. qui le Père a tout soumis se soumettant lui-même au Père, Dieu sera tout en tous (d'après 7(70/7/1 f/î., xv, 24-28) ^

Concluons ce chapitre en remarquant que saint Irénée ferme comraie une première période ée l'histoire du dogme. Avec lui finit cette théologie qui ne fait guère que rapporter les données primitives scripturaires ou traditionnelles, et qui ne s'avance au delà que par occasion et d'une allure timide. Il en est lui-même le fidèle et le plus complet représentant.

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