‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 89 sur 1102 · Théopbile, m · texte numérisé non relu

Théopbile, m

b. Suppl., 33.

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l'humilité de l'incaï-nation, l'autre ésma la glorre avec l'armée des anges ^. En attendaiat ce second avènement, les âmes des justes, habitant, suivant saint Irénée, un lieu invisible, aspirent après la résurrection de leurs corps et leur comparution devant le Seigneur, deux mystères cjui, précédés de l'apparition et de la défaite de l'antéchrist, se produiront quand le monde aura duré 6000 ans^.

Des questions eschatologiques, deux surtout retenaient l'attention au moment où nous sommes, bien qu'à des degrés différents. La première était celle de la résurrection de la chair contre les païens et les gnostiques. On sait que saint Justin et Athénagore ont composé sur ce sujet chacun un traité pour établir le dogme et réfuter les objections quion y faisait. Les autres apologistes, Tatien (13), Théophile (ii, 14, 15), Minucius Félix (34) ne manquent pas non plus d'affirmer la croyance chrétienne. Quant à saint Irénée qui y revient souvent contre les gnostiques, il prouve la résurrection des corps par la résurrection même de Jésus-Christ (v, 31, 2), par l'habitation du Saint-Esprit en nous (v, 13,. 4), par la nature de l'eucharistie (v, 2, 3; IV, 18, 5; cf. Démonstr.j 42).

La seconde question était celle du millenium.. Saint Justin et saint Irénée admettent tous deux, après la résurrection, un règne des justes sur la terre avec Jésus-Christ pendant mille ans 3. L'un et l'autre ce-

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