Hexaemeron, III, col
marnes paraissaient déçus, il est natuTel que l'on n'âcoordât pas à 'la raison grande dateur pour éclairep et confirmer la foi. Saint Grégoire remanpe d'a;ill!e«rs justement que l'action divine «x-cloit, ^aosTine certaine mesure, la compréhension ratioraielle, et qu'une foi dont l'intelligence humaine pourrait ^rifieT l'objet resterait sans mérite*. Et l'on trouve sans doute, dans les Institutaregul<irim âivinae l'egîs de Junilius (vers 551), quelques lignes excellentes sur les rapports de là raison et de la foi ^ .- mais, si cet ouvrage a été écrit en latin, par un africain d'origine, il faut se souvenir icfu'il ^ été composé à Constantinople, et qu'il appartien-t entièrement, par sa doctrine et ses idées, à l'école: de Théodore de Mopsueste.
§ 3. — Dieu et la Trinité.
C'est une sorte de lieu commun chez les écrivains que nous étudions que Dieu peut être connu par les créatures dont il est l'auteur ^ ; mais c'en est un aussi qu'il est infiniment au-dessus de l'intelligence humaine, et que nous ne saurions comprendre sa nature*. Dieu est pjnncipaliter; seul véritablement il est; il est audessus de toute forme et de toute catégorie : comme il n'y a pas de genre supérieur à lui et qu'il est d'ailleurs
î. « Scîendam nobis est quod divina operatïo, si ratione comprelienditur, non est admirabilis, nec Bdes habet 'meri'Dum cm;h«mana -ratio praebet experimentum » [Homil. in evang., XXVl, i).
2. « Fides nostra super ratione quidem est; non tamen temerarie .et ixratibnabiliter assumitar : e:i enim qirae ratio edoBet fides •întelleffit, «t ubi xaiio defecerit fides praecon-it. Non enim utcunqae audita cnedimus, sed ea quae ratio non împrobat. Verum quod consequi ad ple-
• anm non potest fid^i prudemia coa^fitemnir » {liistituta, XXX, P. L., LXVIII). Sur Junilius, voir le travail de H. Kihn, Theodor von Mopsuestia und Junilius africanus als Exegeten, Freibn^s-im-Breisga^,, 1880.
3. S. Prospek, In psalm. CXLIV, vers. 4; S; Grégoire Mural., Y, 52; XXVI, 17i 48; S. Isidore, Sentenf., I, 4.