Strom., VII, 2, col
GLÉMEm' D'ALEXANDRIE ET ORTGKSE. 287
même Dieu^. Clément pousse si loin l'expression de leur unité qu'il semble toucher parfois au modalisme^.
Et cependant on a cru apercevoir dans ses çEruvres des traces de subordinatianisme. Car il n'adopte pas seulement vis-à-vis du Fils les appellations que Philon donnait au Verbe, mais il déclare que la nature (<pu<m) du Fils est la plus proche de celui qui est seul toutpuissant, que le Fils peut être démontre et connu, tandis que le Père n'est ni connaissahle ni démontrable^. Bien plus, à en croire Pho tins*, Clément aurait compté le Fils parmi les créatures; et il est vrai que, dans les ouvrages de Clément, on trouve à ce sujet quelques expressions impropres^. Elles peuvent s'expliquer cependant et ne détruisent pas l'impression qui résulte de l'ensemble de sa doctrine. Il est fort douteux qu'il ait été vraiment subordînatien.
De l'Esprit-Saint notre docteur ne dit rien de spécial et qui ne se rencontre déjà dans FÉcriture*. A signaler seulement le passage où fl nomme le Fils et le Saint-Esprit « primitivae virtutes ac primo creatae, immobiles existentes secundum substantiam^ »,
Le Verbe est, comme on l'a vu, l'agent immédiat de la création. Clément entend cette création au sens strict : ni l'esprit ni la matière ne sont étemels^; il
i. "Ev yàp a[i(pw, é ôsôç {Paed., I, 8, col. 325); Paed., 1,7, col. 31-2-, ni, 42, col. 680, 6»l; Strom., V, 6, col. 6î>; Vn, i% col. 500, SOi.