‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 948 sur 1102 · Epist. CLYI,3; cf. CXI,' 1; CLXIV, 1; CLXV · texte numérisé non relu

Epist. CLYI,3; cf. CXI,' 1; CLXIV, 1; CLXV

l'empereur chrétien est de faire servir son autorité à procurer « la paix et la tranquillité de l'Eglise * » ; saint Grégoire, que l'intention du ciel en conférant le pouvoir à ceux qui gouvernent est « ut qui boiia appetunt adiuventur, ut caelorum via largius pateat, ut terrestre regnum caelesti regno famuletur^ ». Saint Isidore parle de même ^.

Cette protection de l'Église par l'État entraînait la répression matérielle par celui-ci des hérésies et des schismes qui pouvaient la troubler. On a vu que cette conséquence était acceptée de saint Augustin : elle l'est aussi par nos auteurs. Saint Léon enseigne que l'empereur a le devoir de réprimer les menées des hérétiques obstinés, ennemis à la fois de la paix civile et religieuse ■'. Saint Grégoire exhorte le préfet Pantaléon à ne pas tolérer les excès des donatistes ^ ; et saint Isidore énonce le principe que « saepe per regnum terrenum caeleste regnum proficit, ut qui intra Ecclesiam positi contra fidem et disciplinam Ecclesiae aguntrigore principum conterantur® ».

i. De verit. praedesCin., II, 38.

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