‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 957 sur 1102 · Defide, ii · texte numérisé non relu

Defide, ii

longtemps la confirmation elle-même. Saint Augustin cependant l'en avait distingué ^ ; et il s'en distinguait eiectivement au point de. vue extérieur, dans les pays de rite romain, où cette réconciliation se faisait par laseule imposition de la main. C'est ce que constate saint Grégoire : « Unde arianos per impositionem manus occidens, per unctionem vero sancti cbrismatis ad ingressum sanctae Ecclesiae catholicae oriens reformât^. » Mais l'occident -dont il est ici (ju^tion doit s'entendre avec grande restriction, car» en Gaule, eit Espagne et dans la Haute-Italie, c'est-à-dire dans les pays de rite gallican, la cérémonie comportait l'onction du chrême et l'imposition delà main, soit tout le rite de la confirmation : « Haeretici autem, écrit saint Isidore, si tamen in Patris et Filii et Spiritus sancti attestatione docentur baptisma suscepisse, non iterum. baptizandi, sed solo chrismate et manus impositione purgandi sunt*. » Et d'aiUeurs, là même où l'on se contentait de l'imposition de la main, le but de cette cérémonie était bien de conférer le. Saint-Esprit au, sujet réconcilié : « Qui baptismum ab haereticis acceperunt, dit saint Léon,... sola invocations Spiritus sancti per impositionem manuum confirmandi sunt, quia formam tantum baptismi sine sanctificationis virtute sumpserunt'*. » L'idée qui inspirait cet usage est très nettement marquée par le même pape. Les hérétiques peuvent poser validement le rite baptismal, la forma baptismiyTCisXs ils ne sauraient en donner l'effet ni

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