Epist. XI, 67, col
3. De eccles. offic, II, 23, 9. Il semble que Gennade mêle les deux rites, car, pour les adultes capables de confesser leur foi,, il dit simplement : « Gonlirmatur manus impositione » ; mais pour les enfants et les faibles d'esprit il requiert qu'ils soient « manus Impositione et chrismate communiti » (De eccles. dogm., 52).
4. Epist. CLIX, 7. V. sur tout ceci L. Duchesne, Origines du culte ehré~ tien, p. 323-328.
conférer le Saint-Esprit, et c'est pourquoi ceux qu'ils ont baptisés « baptizandi non sunt, sed per manus impositionem, invocata virtute Spiritus sancti, quam ab haereticis accipere non potuerunt, catholicis copulandi sunt^ ».
La confirmation suivait, dans les cas ordinaires, immédiatement le baptême. Jusqu'au iv® siècle, elle se donnait exclusivement, en Occident, par l'imposition de la main accompagnée d'une invocation de l'Esprit septiforme. Mais, au iv* siècle, l'usage s'introduisit à Rome d'abord, puis, à partir du milieu du v* siècle, se répandit peu à peu dans les pays de rites gallican, milanais et espagnol, d'ajouter à l'imposition de la main une onction de chrême faite sur le front avec formule appropriée : c'était proprement la consigna' tion 2. L'effet du sacrement était de conférer au nouveau chrétien la plénitude du Saint-Esprit. Car le Saint-Esprit avait agi sans doute dans le baptême du néophyte pour le purifier de ses péchés et le faire enfant de Dieu; mais, dans la confirmation, remarque Bède après saint Augustin, « amplior eiusdem Spiritus sancti gratia per impositionem manus episcopi solet caelitus dari^ ».
Donner la confirmation était d'ailleurs en principe
\. Epist. CLXVn, inquis. 18; CLXVI, 2.
2. Voir Galtieh, La consignation dans les Eglises d'Occident, dans la Revue d'histoire er.clês.,XlU (1912), p. 237-331. Il y eut dès lors dans le rite total de l'inilialion chré'ienne deux onctions de chrême, l'une qui suivait l'ablution baptismale et qui était un complément du baptême, l'autre qui suivait rimposition de la main et qui faisait partie de la cotilirmation. Celle-ci symbolisait l'action de l'Esprit-saint. A la première les auteurs attribuent particulièrement l'elTet de sacrer le chrétien, de lui conférer une royauté et un sacerdoce spirituels : < Gaput vestrum chrismate, id est oleo sanctiGcationis infundimus. per quod ostendilur baptizatis régalera etsacerdo'alem conferri a Domino dignitatera » (S. Maxime de Tun., Tract. lU De baptismo, col. 777,778; S. Isidore, De eccles. offic. H, 2!i, 2; 27, 4; Cf. S. Ildef., De cogn. bapt., CXXIH).