‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 971 sur 1102 · Dialog., IV · texte numérisé non relu

Dialog., IV

4. Sur ce paragraphe voir spécialement : A. Boudinuom, Sur l'histoire

dans la discipline pénitentielle des transformationis profondes que nous devons étudier de près. Aussi n'est- il pas inutile de rappeler brièvement quel était exactement l'état de cette discipline à la: moFt de saint Augustin,, moment: où; commence notre enquête.

On peut le résumer ainsi*.

La pénitence est due pour les péchés plus gravés commis après le baptême; non seulement pour les trois fautes ad mortem (apostasie, adultère, homicide), mais généralement pour les fautes que nous; qualifions actuellement de /wo/-ife//es, pour celles, dit saint Augustin, dont l'apôtre affirme que leurs auteurs n'entreront point au royaume des cieux..

U actio paenitentiae comporte d'abord une accusation secrète et détaillée de ces fautes, — puis Paccomplissement d'une expiation (éxomologèse) imposée par le confesseur, et proportionnée à la nature des fautes et aux dispositions du pénitent. Cette expiation a deux degrés. Tantôt elle est plénière, solennelle, publique, quand les fautes d'ailleurs très graves [ita

de la pénitence, dans la Renne d'Iiist. et de littêr. religieuses,,ll{iS9~}, p. 496 et- SUIT. E. Vacandard, arlicle Confession dans le Bictionn. de théol. catholique. P. B.iltiffol, Eludes d'hist. et- de théologie positive, i" série, 3« édit, Parils, 1904, p. 14a-194i P. Fourniek, Éliide sur les pénitentiels, dans la Revue d'hist. et de littér. reTtg.,. VI-IX (1901-1904). B. Brat, Les^ livres péjtitentîaux' et la pénitence tarifée, Brfgnais, 1910. A. Malnort, Quid Luxovienses monachi ... ad communem écolesiae profectuvi contulerint, Parisiis, ISol G. D. Watkins, A history of penance, Londoa, 1920. K. Adam, Die geheime Kirchenhusse naeh dem heiligen Augustin, Kempten, 1921.

1. Nous occupant ici de l'histoire des dogmes et non de la discipline, on comprend que nous n'entrions pas dans tous les détails que comporterait une histoire de la discipline pénitentielle. On excusera cependant la longueur relative de ce paragraphe^ en raison de l'importance de la matière dontiltraite, et des éléments très complexes dont il a fallu y tenir compte.

LA THEOLOGIE LATINE Dlil 430 A 771. 389

gravia) ont un caractère scandaleux : c'est eell& qui est imposée notamment pour les trois péchés admortem. Le pénitent, revêtu du cilice et ayant reçu l'imposition de la main in pàenUentiam, associe par ses larmes et ses prières la communauté chrétienne à sa pénitence*. D'autres fois, pour les péchés moins graves ou restés plus ou moins secrets, l'expiation s'accomplit par des exercices privés et moins durs- [quibiisdam correptionum medkamentis).

La troisième partie de Vactio paenitentiae est la réconciliation. Toute réserve ayant cessé, la réconciliation est accordée à tous les pécheurs, maïs pas à tous dans les mêmes conditions. lien est, comme les vierges consacrées à Dieu et les moines incontinents, dont la pénitence doit durer toute la vie, et à qui, à la fin, on n'accorde que la communion 2. D'iautres, devenus apostats et idolâtres puis repentants, sont réconciliés, mais seulement aussi au moment de la mort ^. D'autres enfin, moins coupables, sont absous le jeudi saint. Il reste bien entendu d'ailleurs que les pécheurs peuvent toujours demander la pénitence même à leurs derniers moments, et qu'alors, quelque courte ou même nulle qu'ait été leur expiation, on ne leur refuse pas l'absolution et la communion*.

Sauf à Rome où, depuis le pape Marcel (304-309) *,

1. Sur ïe fait de savoir si le pénifent était exclu de l'église, v. A. Bou- DiNnoN, La missa paenitentium dans l'ancienne discipline dJOcddent, dans la Revue d'hisL et de littér. relig., VII (1902), p. 1-20. P» Batiffou La missa paenitentium en Occident, dans le Bulletin de littér. ecclés., 1902, p. M8.

2. SiRicE, Epist. adHimerium, 1 (P. L., XIII, 1137). Le pape ne parle pas d'absolution, mais seulement de la communion peut-être parce qu'il s'agit de moines et de moniales. Fausle de Riez, on le verra, regardait la profession monastique comme l'équivalent de Vckctio paeni-* tentiae.

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