‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 974 sur 1102 · Voir quelques détails dans S. Césaire, Sermo CCLXI · texte numérisé non relu

Voir quelques détails dans S. Césaire, Sermo CCLXI

392 HISTtOIRE DBS DOGMES; i

le pénitent même réconcilié, on l'a dit plus haut^ ne pouvait plus ni porteries armes, ni se livrer au négoce, ni se marier s'il ne l'était pas ou user du mariage s'il était déjà mariée Ajoutons que cette pénitence, comme on l'a remarqué, ne pouvait pas se renouveler et laissait les relaps dans une situation plutôt dangereuse pour leur salut. Toutes ces circonstances expliquent bien la répugnance que les pécheurs, et surtout les barbares convertis, éprouvaient à s'y soumettre, et la tendance de plus en plus marquée, que l'on constate au v^ et au vi» siècle, à ien retarder l'acceptation jusqu'à la dernière maladie. .

Pour obvier à ces inconvénients et enrayer Je relâchement dont ils étaient l'occasion, on usa généralement de palliatifs ; dans quelques provinces on préféra des mesures d'une rigueur outrée.

Les palliatifs eurent pour objet d'atténuer les conséquences de la discipline en vigueur. Par exemple, on ne donnait la pénitence à un sujet marié que moyennant le consentement de l'autre partie 2. On ne devait point la donner aux jeunes gens, trop exposés par la ferveur de lear âge à violer leurs engagements et à rechuter ^. De ces engagements on accordait même des sortes de dispenses. Saint Léon, dans sa lettre clxvii'', examine le cas de ceux qui, après avoir reçu la pénitence, soutiennent des procès, font du négoce, rentrent dans l'armée ou prennent un service public, ou enfin se marient. Il ne veut absolument pas qu'après Vactio paemtenîiae on revienne « ad militiam saecularem » ;

i. SiRicE, Epist. ad Rimer., 6; S. Léon, Epist.-^CUVm, inquisit. 10-13.

2. Cône. d'Arles de 443 ou 4S2, can. 22; conc. d'Orléans de S38, cant 24 (Massu, IX, 18).

3. Conc. d'Agde de 506, eau. IS; d'Orléans de S38, can. 24(Mamsi, VIII# 327; IX, 18); cf. S. Césaire, Sermo CCLVI, 3.

Page 1