‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 976 sur 1102 · Epist. CLXYII, inquis · texte numérisé non relu

Epist. CLXYII, inquis

d'Orange de 441 donna une première satisfaction à la doctrine romaine en déclarant que l'on accorderait le viatique, mais le viatique seulement, aux moribonds qui auraient demandé la pénitence, à charge pour eux s'ils revenaient à la santé, de compléter leur expiation (can. 3). Le^canon 20 des Statuta Ecclesiae aniiqua^ alla plus loin, et établit qu'on leur donnerait l'absolution avant le viatique. Mais la résistance rigoriste ne fut point vaincue pour aut.ant. Ses fauteurs discutèrent la valeur de la pénitence ainsi entreprise in extremis, et Fauste de Riez, entre autres, déclara tout net que cette pénitence ne lui inspirait aucune confiance, qu'elle était une insulte plus qu'un hommage à Dieu, que la seule pénitence salutaire était la pénitence faite et accomplie, et non pas seulement reçue 2. L'opinion de Fauste fit scandale. Gennade se déclara contre elle^ ; de même saint Avit de Vienne* ; saint Césaire la discuta et, tout en admettant qu'il y avait, à la mort, des pénitences fausses et inutiles, il enseigna cependant qu'il y en avait aussi de sincères et de fructueuses ^. Mais il insista sur le péril que courait le pécheur, en renvoyant sa pénitence au dernier moment, de n'avoir ni le temps ni la possibilité de se convertir, et de périr misérablement. C'est un thème qu'il a souvent repris, preuve que sa parole ne trouvait pas tout l'écho qu'il aurait voulu ^. Contre la pénitence plénière, telle qu'elle était pratiquée, on élevait toujours la difficulté de l'accomplir, les suites qu'elle entraînait, et aussi sans doute l'impossibilité de la renouveler en ces de re-

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