hCEUiTZ, Die Bussbûcher, I, p
chaque péché commis : sa médiocrité devait nécessaia-ement les tromper commodes.
Une semble pas qu'avec eux la coutume ait été uni- -verseliement changée, quiexigeait qu'enprincipeeten dehors d'une nécessité urgente, lapénitence fût accomplie avant que l'absolution fût accordée. Cette nécessité existait surtout lorsque le coupable demandait la pénitence dans sa dernièpe maladie ; et c'est pourquoi saint Léon pressait les pécheurs de ne pas attendre, pour revenir à Dieu, le moment « quo vix inveniat spatium vel confessio paenitentis vel reconoiliatiB sacerdotis^ ». Mais si le malade revenait à la santé, il était mis aunombre des pénitents 2. Il était inévitable cependa-Êt que l'instabilité et les périls mu'ltiples créés par les invasions barbares et les querelles continue'Hes entre les princes rendissent plus nombreux les cas où l'on devait absoudre immédiatement le pénitent 3. C'est cette situation que vise le statut xxxi de saint Boniface de Mayence (f 755) : & Et quia varia necessitate praepedimur canonum statuta de conciliandis paenitentibus pleniter observare ; propterea omnino non dimittantur. Curetunusquisque presbyter statim post acceptam confessionem paenitentium singulos data oratione reconciliari. Morientibus vero sine cunctamine communie et reconeiliatio praBbeatur-*. » On gatdera autant que possible les prescriptions canoniques, mais, en cas de nécessité, on n'hésitera ipas à réconcilier immédiatement les pénitents.
Quoi qu'il en soit, c'est par une formule dépréca-
1. Epist.CVllî,S; Statuta Ecelesiae antiq., 20; Conc.de Tolède de 675, can.12 (Wansi, XI, 444).
2. Conc. d'Orange de 4M, can. 3; d'Epaone de Mt, can. 36 (Mansi, VI, 436; Vin,563); Statuta Eccl.ant., 21.
3. A en croire le pénitenliel qui porte le nom de saint Colotnbaa (30), la pratique d'absoudre immédiatement le pénitent aurait été couranteen Angleterre et en Irlande (Scsmitz, Die Bussbûcher, I, 601).