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158 HISTOIRB DES DOGMES.
sonnes. Cette difficulté ne semble pas avoir frappé Léonce, Puisque chaque nature conserve ses tSiwfjLara, il est dans l'ordre qu'elle conserve aussi ses Ivspyttai, qui ne sont que ses propriétés réelles ou facultés en action ^ . Léonce repousse donc la SiaipEaiç xa9* IvépYtiav qui impliquerait une séparation des natures ', mais il repousse aussi r^vwaiç xa6' Ivepvciav. De même, il écarte la formule sévérienne, ràç cpuaaiç (xovy) tyj iTtivoia ôewpoufxav, qui implique l'unité objective de nature en Jésus- Christ 3, mais il justifie l'expression de quelques Pères, T^v T(ov {pu(Tg(iJV âiaipgfftv xaô' ^Tc^voiav Xaçiiêavaiv, parce qu'il
s'agit ici non de distinguer, mais de séparer les natures ^ .
Léonce maintient donc absolument la doctrine de Chalcédoine ; il tâche seulement de la concilier avec les formules cyrilliennes. Ceci est visible et dans les formules des moines scythes dont il a été un des patrons, et dans certaines autres façons de parler qu'il conserve malgré leur apparente hétérodoxie. S'il condamne ré'vojffiç cruYX.y'ci't^ ^, il approuve 1' svcoatç xat' oùcriav,
^vcDffiç ooffitoSyiç, qui n'est évidemment que r^voicriç (pu<rixi^ de saint Cyrille, et qu'il entend dans le sens d'^vwutç xa6' OTrodTKcriv^, puisqu'il donne pour toute preuve de sa légitimité la communication des idiomes, àyrl8o(nq xwv î$iW(ji.aTwv '^. La formule [x(a (pueriç Tou 6toîl Aoyou ffgaapxoj- [Aevï) estsemblablement adoptée et justifiée dans les numéros 16 et 17 des Capita triginta contra Sei>erum^. De tout ceci on peut conclure que Léonce de Byzance