Pour ceux-ci à partir de
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avec l'Église ^ En 622, au cours de sa campag^ne en Arménie, Héraclius confère à Théodosiopolis avec Paul le Sévérien (ouïe Borgne), et cherche inutilement à le gagner au mopénergisme^. En 626, à l'occasion d'une expédition en Lasique, l'empereur insiste encore sui» le moncnergisme auprès du métropolitain de la pro-» vince, Cyrus de Phasis. Cyrus émet des doutes sur la légitimité de l'expression lAiaevépyiia : la lettre de saint Léon lui paraît claire sur ce point. Mais, sur l'ordre de l'empereur, il en écrit à Sergjus, pour savoir si, après l'union, on doit admettre en Jésus-'Christ [Aiav ^,Yowf*«viJtV ivepYçiwv^. Sergius le rassure, et lui envoie une lettre de Mennas, un de ses prédécesseurs, à Vigile, contenant un certain nombre de témoignages de Pères Trepi [Aiaç IvupYEia*; xai Ivo; ôsXTqaaxoç tou ocoTripoç i^t/Mv XpicToî»"*. Cyrus est gagné. Gagné aussi quelque temps après l'évêque de Pharan en Arabie, Théodore, à qui Sergius écrit de même en lui envoyant copie de la lettre de Mennas.^Ainsi se formait peu à peu un premier noyau de monothélites.
Une occasion se présenta bientôt pour lui de se montrer. Le patriarcat d'Alexandrie étant devenu vacant, Héraclius y fit nommer, en 631, Cyrus de Phasis, avec mission spéciale de conclure l'union avec les monophysites d'Egypte. Cyrus s'y employa avec zèle. Il gagna effectivement les théodosiens ou phthartolatres avec leurs clercs, les personnages de marque et plusieurs milliers de personnes, et, le 3 juin 633, célébra avec eux les saints mystères ^. L'union était fondée sur un
1. p. G., XCI, 333. Les paulîanistes étaient un parti monophysite.