Epist. Cyri ad Sergium, Mansi, Xi, 5^1, ^^é
LE MONOTHKLlâMË, 163
formulaire de neuf anathématismes concerté entre les deux partis ^ . On s'y rapprochait autant que possible du langage monophysite sans en adopter la doctrine. L'union en Jésus-Christ est !pu<rt)oî ts xai xaô' uTroaratnv (iv); Jésus-Christ est ex $uo çvcrswv : il est (Aia cpuaiç toS dsou Aoyou ffÊ(7apxto(x£vr), une seule hypostase synthétique, cûvôçToç (vî), JLe septième anathématisme définissait le monénergisme : on y coadamnait quiconque niait « qu'il n'y eût qu'un seul Christ et Fils, opérant les actions divines et les actions humaines par une seule opération théandrique, comme le dit saint Denys^ : les éléments dont l'union s'est faite se distinguant par la seule considération de l'esprit et le discernement de l'intelligence ».
L'accord ainsi conclu fut triomphalement annoncé par Cyrus à l'empereur et à Sergius. Celui-ci répondit par une lettre^, dans laquelle il félicitait son collègue et approuvait la doctrine des anathématismes et npi» tamment du septième : iraqra Yap OgidcTe xal avOpc^Trtyri Ivsp». YSia, disait-il, il Ivoç xal tov «Ùtoïï gg<yofpxa)|i,£vou Xoyow l^po- T^py^exo : et il ajoutait que telle était la doctrine de saint Léon dans le fameu:?^ passage : IvepYeUxaxépa (xopcpTj fxsTà Tvjç ôa^epou xoivwviaç. Dans cette citation, remarquons-le, l'ablatif Exaxépa (iopcpî) était mis pour le nominatif « agit utraque forma », ce qui modifie le sens. En tout cas, si le parti impérial triomphait, les monophysites ne triomphaient pas moins de leur côté. Pour eux, la reconnaissance d'une seule opération était la reconnaissance équivalente d'une seule nature dans le Christ^.