‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 139 sur 424 · P. G., LXXXVI, 1, col · texte numérisé non relu

P. G., LXXXVI, 1, col

a. Timothée, De recept. haeret., col. 60.

ment. Chacune d'elles est une hypostase : ce qui leur est commun est 6soç, oOaia xa\ cputri;. C'était aboutir à une quaternité si l'on ajoutait aux trois personnes le Dieu en soi, ou aune sorte de sabellianisme, si on les considérait comme de pures formes en qui Dieu se manifestait. De fait, les partisans de Damien furent Rccusés tantôt d'être des sabelliens, tantôt d'être des tétradites (TeTpaoïxai). Ce dernier nom leur resta.

Ces spéculations venues tardivement attirèrent l'attention des auteurs de basse époque, et surtout de saint Jean D-amascène qui les réfuta ; mais elles n'influencèrent pas l'enseignement traditionnel trinitaire tel que le iv« siècle l'avait formulé. Pendant le v^ siècle, cet enseignement ne fit pas de progrès sensible. Saint Cyrille et Théodoret qui, l'un et l'autre, ont écrit sur la Trinité, n'ajoutent rien, en somme, — en dehors de ce que nous dirons à propos du Saint-Esprit, — à l'œuvre de leurs devanciers. Signalons seulement l'apparition de l'expression xpoTcoiÔTcapEswç, modes d'existence^, pour désigner les personnes divines, expression qui se trouve dans les fragments faussement attribués à Amphiloque^, et dont on usera dans la suite ^ ; et l'emploi plus fréquent de TrpoawTcov au lieu d'uTroaraffiç pour désigner ces mêmes personnes divines. Mais, chez le faux Aréopagite et chez saint Maxime, la distinction des personnes de la Trinité, comme il était à prévoir, tend à s'atténuer au profit de l'unité divine, et leur concept trinitaire se rapproche du concept occidental et surtout augustinien. Le premier, fidèle à sa dialectique, n'hésite pas à écrire que les mots unité et

1. Le mot se trouve déjà dans saint Basile, Homilia contra êaoellianos et Arium et anomoeos, P. G., XXXI, 613, dans le sens de manière d'exister du Saint-Esprit : uepi to\j xpoTcou ttjç yTrâç^eto; t«\> àyiou nveu(/.aToç. Plus tard, il prit le sens de relation subsistante.

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