s. HxxiHE, Exposit. orat. dominicae CP. G., XC
trinité n'expriment point en réalité ce qu'est l'être transcendant de Dieu ^ : tous deux insistent sur la circumincession des trois termes divins, conséquence de l'unité fondamentale de leur substance 2.
La question de la procession du Saint-Esprit mérite de nous retenir plus longtemps. L'Église grecque du iv° siècle s'était arrêtée, on s'en souvient, à une formule Ix TcaTpoç Si' uîou, que l'on pouvait à la rigueur interpréter en ce sens que le Fils est un milieu, pour ainsi parler, que traverse l'action du Père produisant le Saint-Esprit, mais que saint Épiphaneen particulier paraît avoir entendue d'une réelle participation active, bien que subordonnée, du Fils dans la production de ce même Esprit. Le premier sens semble avoir été adopté par l'école d'Antioche, surtout par Théodore de Mopsueste et Théodoret. Dans le symbole cité et condamné par le concile d'Ephèse et que l'on croit être de Théodore^, celui-ci confessait que le Saint- Esprit est du Père, mais il niait qu'il lût le Fils et qu'il eût reçu l'existence par le Fils : xal oÛts uîov voaiCo(x6v, ouTE Sià mou i^jv uTrap^iv clXyicpdç. D'autre part, saint Cyrille ayant écrit, dans son anathématisme ix*, que le Saint-Esprit n'est pas une puissance étrangère à Jésus- Christ, mais une puissance qui lui appartient en propre, comme étant son propre Esprit (iSiov autou 7rvcu[jt,a) par lequel il opérait ses miracles, Théodoret répondit que, si par l'expression tSiov to itveufjia tou uîoïï, Cyrille voulait dire que le Saint-Esprit est consubstantiel au Fils et procède du Père, c'était là une assertion pieuse
\. De divin, nomin., xni, 3, col. 981.
3. Ibid., et II, 4 (col. 644). S. Maxime, Capit. theolog. et oeconom., cent. U,i,Exposit. orat.dom. (col. 892, 893). Saint Maxime définit la Trinité : Movàç oùffiaç TpiavTTOffTaTo; xal tpiàç ûwocfTàaewv ô(Ji.ooûaioc {Mystagogia, XXni, P. G., XCI, 700).