MaNSI, V, 124; p. G., LXXVI
2. C'est bien en ce sens causal, pensons-nous, que Théodoret niait, comme Théodore, que le Saint-Esprit fût ôi' vlov, car d'ailleurs l'expression elle-même était trop répandue pour qu'ils la condamnassent. On ne saurait, d'autre part, imaginer que Théodoret réprouve ici seulement le sentiment qui ferait du Saint-Esprit une créature du Fils (t9jv {JTcap^tv Sxo'»')i car dans VEranistes, ni (col. 264), il se sert précisément de cette expression pour signifier que le Saint-Esprit tient son être du Père : ty. xou îcarpoç xat 8eou xal Toûxa (tô TcveO^xa) e^st xr\v ijTcap^tv, Elle est empruntée an symbole de saint Grégoire le Thaumaturge : £v TcveSifjLa ây^o^. ^"^ ^so^ "^^^ ÛTcap^tv ê/ov.
3. Par exemple De ss. Trinitate, dialog. VU (col. 1080, 1092, 4104, 1117, H20, 1121).
4. La démonstration de ce point déjà faite par Pbj-au {De trinitate, lib. vn, capp. 3 et suiv.), a été poussée à fond dans une thèse restée malheureusement lithographiée de M. J. Desseigne, ev présentée à la Faculté de théologie de Lyon, en 1901.
5. Adv. Nestorium, IV, 3 (col. 184); De ss. Trinitate, didih VIT (col. 1013), etc.
6. Jn loannem, I, 33 (col. 208) ; De recta flde adreg., II, à* (col. 1380).
aÙToo)^, cet Esprit est encore l'Esprit du Fils, et en lui, et de lui de même que le Fils est engendré ex ôcoti xaxà cpudiv : le rapport de T Esprit au Fils est celui du Fils au Père 2; le Fils possède comme chose propre le Saint-Eeprit qui est de lui et substantiellement en lui (iSiov lywv TO il auTOU xal ou(Tio)Sojç IfXTrecpuxbç auTW ttvsu- [i,a étYtov^). Distinguant avec soin la mission ad extra de la production ad intra, Cyrille remarque que le Saint-Esprit est dans le Fils et du {l\) Fils cpuaixtoç, xatà cpucnv'*; qu'il en reçoit sa puissance, sa science, son action, parce qu'il en vient ôsoTrpeTrwç, t^ç ex x^ç oùoria^ ouTou cpuff txtoç Trpoïov ^ ; qu'il sort de la nature ineffable du Fils, (o; Si' auxîjç Trpoïov tyîç (XTCoppviTOU cpudewç auTOU ®. Ainsi le Saint-Esprit est de la substance du Père et du Fils, Ix T^ç oufftaç Toîî Traxpoç xai xou oîou, est essentiellement du Père et du Fils, du Père par le Fils, xo oucriwSwç il àfxcpoYv, '/lyouv ex irarpoçl St' uiou irpo^^eofxevov irveufia, et cela à cause de l'identité de leur substance, car le Saint-Esprit venant essentiellement de la substance divine (ouffiwSwç ev aùxYJ xat i\ auxîiç Tcpoïov), et cette substance étant commune au Père et au Fils, le Saint- Esprit est propre aux deux et est du Père par le Fils
(xa\ àfxcpoîv w; Iv ex Traxpoç Si' uîou Sià xrjv xauxoxTixa Tr\^ oùffia; "] . De là les comparaisons dont use notre auteur, et qui vont à présenter l'Esprit-Saint comme une sorte d'émanation du Fils. Celle de la fleur et du parfum est remarquable :
« Jésus-Christ ne dit pas que l'Esprit-Saint deviendra sage
i. De ss. Trinit.. dial. VII (col. 1120, cf. 1093); cf. Adv. Nestor., IV, 1 (col. 173).