In psalm. L, v. 7 (col. 1244); Eranistes, I (col
(ou Y^'P ^*^ T-JjVTOu TvpoTCbtTOpoç «fAapTiav, àXkk 8ià f^,v oîx«(av) *. Le oÎTToXXoi de Rom., v, 19 est expliqué dans le sens de beaucoup. Beaucoup sont devenus pécheurs à cause du péché d'Adam, comme beaucoup sont devenus justes par l'obéissance de Jésus-Christ : car il y a eu d'ailleurs des justes sous la Loi, comme il y a des pécheurs sous la Grâce ^. Enfin notre auteur remarque que si l'on baptise les enfants, ce n'est pas qu'ils aient goûté le péché (oùBiitoi T^î àfxapTiaç Y^w^afAeva), c'est parce que le baptême ne fait pas que remettre les péchés, il est aussi le gage des biens futurs ^.
Cette dernière observation revient très nette dans la lettre d'Isidore de Péluse à Herminius *, lettre où le saint examine précisément cette question : Pourquoi baptise-t-on les enfants puisqu'ils sont sans péché? 11 répond que des gens minutieux (afAixpoXoYouvTeç) disent que ces enfants, dans le baptême, « dépouillent la souillure transfusée à la nature à cause de la transgression d'Adam » (xbvSià T^,v7capaêa<ytvTûu 'ASàfA ôtaSoôsvTa TY) cpuffei ^uTcov «TcoTtXuvovTai). Il admet cette réponse, mais il la trouve insuffisante, et se rabat sur les effets positifs et de sanctification du baptême.
Isidore de Péluse trouve insuffisante l'explication des latins : toutefois, je l'ai dit, il l'admet comme exprimant une vérité^. Isidore est de l'école de saint Cyrille, de cette école qui comprend plus profondément
i. InepisUadRom.fY, 12 (col. 400). Cette réflexion ne contredit qn'en apparence ce qui a été rapporté plus haut de Théodoret. Suivant Théodoret, le péché d'Adam a entraîné noire mort, parce qu'il a causé en nous la concupiscence, source de nos péchés personnels, lesquels nous méritent la mort.