‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 151 sur 424 · Epist. in, 19S · texte numérisé non relu

Epist. in, 19S

5. On peut se demander si c'est bien l'opinion des latins que vise Isidore, ou si ce n'est pas plutôt la doctrine d'Origéne (cf. Uisl. des Dogmes, I, p. 292, 293) : on remarquera le mot puTtoç, employé par l'un et par l'autre.

LA THÉOLOGIE GRECQUE DU V AU VU» SIÈCLE. 2il

que celle d'Antioche le besoin que l'homme a de Dieu ; et c'est dans cette école en effet que nous rencontrons plutôt, sur le sujet qui nous occupe, une doctrine qui se rapproche, sans la rejoindre, de la doctrine arugustinienne.

« Par Adam, écrit Proclus de Constantinople, nous avions tous souscrit au péché » : Sià y»? fou 'ASàfx Ttàvxec; vfi àfAapTitx Ij^eipoYpacpriaafxev \ Quant à Cyrille lui-même, il est remarquable d'abord que, dans la condamnation et la déchéance du premier homme, il voit toujours la déchéance non d'un individu isolé mais de la nature humaine. Adam se laissant aller à la désobéissance, ^ ^uffiç cù6uç OavotTw xaxeSixa^sTo^. Ensuite saint Cyrille n'est pas loin, à l'exemple d'Augustin, de considérer comme un péché la concupiscence qui accompagne l'acte conjugal^. Il déclare encore que « le cœur de tous les hommes a été comme souillé par la transgression en Adam, et la perversion au mal ^ » ; que par là la nature humaine s'est trouvée détournée de Dieu (sv «TtoffTpocpî) Tou ôeou) ^, hors de son amitié (Içw x^ç -irpoç ôebv olxeioTTi-coç) ® ; que nous avons été corrompus en Adam (*A8à(ji., Èv § xat ItpôàptxEÔa) '^; que nous sommes devenus malades par la mort du péché à l'instigation du serpent^. 11 semble que nous touchions à la formule latine : mais voici qui nous en éloigne. Si nous encourons la peine de notre premier père, écrit Cyrille, c'est parce que nous avons imité son péché ^ ; et dans ce même commentaire sur l'épître aux Romains, il

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