loannem, XI (col
2. De recta fide ad reg., I, 7 (col. 1208, 1289-1297) ; Epist. L (col. aJ/*).
3. Orat. I, 5-9 (col. 685-689). Voyez encore O^-al. Il, 2; XI, 4; XIV, 2 (col. 693, 785, 796, 797) ; Epist. H, 7 (col. 861).
4. Epiit IV, 100 (col. 1163); cf. Epist. IV, 166 (col. 1257).
valeur », apaisant la colère de Dieu, rétablissant la concorde, changeant l'aversion en amitié, et conquérant de nouveau pour nous la grâce de la filiation adoptive. Quant à Théodoret, il se borne généralement à exposer le réalisme classique : Jésus-Christ nous est substitué : il s'est fait malédiction pour nous ; il a donc subi le châtiment à notre place ; sa mort a été notre rançon, ou plutôt, comme l'auteur le remarque expressément, « une espèce de rançon » (olo'v TtXuTpov) ^ ; elle a été aussi un sacrifice libre et spontané, destiné à expier nos fautes. Ainsi notre dette a été payée, et nous avons été réconciliés avec Dieu 2. Le chapitre lui d'Isaïe a fourni à nos auteurs pour cette théorie réaliste une contribution importante. On le trouve encore commenté dans le même sens par Procope de Gaza (f v. 528) ^.
§ 5. — Ecclésiologia.
Du V» au vu" siècle, le progrès de la doctrine sur l'Église, considérée comme l'assemblée des fidèles et dans ses rapports mystiques avec Jésus-Christ son fondateur, fut peu sensible dans la théologie grecque. Tout avait été dit notamment sur l'Eglise cité de Dieu, Jérusalem nouvelle, épouse de Jésus-Christ, vierge immaculée, jardin fermé, etc.; et saint Cyrille, qui revient fréquemment sur ces métaphores, ne fait guère que répéter ce qu'avaient dit ses devanciers. Mais d'autre part, le symbole rapporté par saint Épiphane, et qui passa plus tard pour être celui du deuxième con-
4. Inepist. ad Rom., ni, 24; In epist. I ad Timoth.. II, 6 (col. 84, 800).
2. In Daniel., IX, 24 (col. 4'472); In Isaiam, LUI, 4-19 (col. 441-444); In epist. ad Rom., V, 8 (col. 97); In epist. ad Ephes., Il, 14 (col. 524); De providentia, X (col. 734-757).
3, In laaiam, LUI (P. G., LXXXVII, 2, col. 2.'}21-95.32).
cile général, contenait un article où l'on déclarait croire etç (Jiiav, àyiav, xaOoXiKïjv xai à7roffTO?Mxyiv EXxXïiffiav. Commentant, pour ainsi dire, cette formule, on affirma qu'il n'y a qu'une seule Eglise du Christ, et que cette Eglise, malgré la diversité des églises particulières qui la composent, est une. Cette unité repose sur l'unité de foi (x^ ffufxcpwvta Twv àXviOwv Boyaoixuiv) \ sur ce qu'il n'v a pas entre les fidèles partage de croyances (§i/dvoia, lîveujjiaTixr) ôiaipEariç), et aussi sur l'unité du baptême^. L'unité de gouvernement n'est pas mentionnée. Or, de cette Église une la doctrine ne saurait qu'être vraie, et la discipline sainte. L'Eglise, dit saint Maxime, est « la confession orthodoxe et salutaire de la foi », ^ ôpôv) xai crojTvipioç tr[(; iriaTstoç ôjxoXoyia^ : et Isidore de Péluse, avant lui, l'avait plus complètement définie « l'assemblée des saints qu'unit la vraie foi et la plus excellente discipline », xo aôpoi(ï{jt.a twv àYio)v to il ôpÔYÎç TTiffTEtoç xai TroXixeiaç apiaTy]<; ffuvxexpoTrjasvov'''. D'oîl la conclusion qu'on ne peut se sauver que dans l'Eglise : « Hors de la cité sainte, écrit saint Cyrille, on ne reçoit point miséricorde'^ » D'autre part, l'Eglise est, par destination, catholique; elle est visible à tous les yeux^. L'œuvre des apôtres est continuée par ses prêtres : ses premiers évêques s'appelaient apôtres^.
Aux évêques et, en général, au clergé, par opposition aux laïcs, sont réservés dans l'Église le premier rang et le gouvernement de la communauté chrétienne.