‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 162 sur 424 · In Isaiam, HI (col · texte numérisé non relu

In Isaiam, HI (col

doretet Isidore de Péluse, de la foi de l'apôtre, solide comme le rocher, et sur laquelle est édifiée l'Église * ; maisellel'est aussi de la personne de l'apôtre par saint Cyrille toujours, qui explique que Simon a reçu le nom de Pierre « parce que Jésus-Christ se proposait de fondersur lui (sTT'aùxw) sonEglise^ », et par saint Maxime le Confesseur^. Saint Cyrille corrobore cette interprétation dans son commentaire du Confirma fratres tuos : « Sois le fondement solide et le maître ((rTvipivuLa xai SiSaffxaXoçjde ceux qui m'appartiennejit par la foi ''. » Cette reconnaissance de la primauté de saint Pierre était une reconnaissance indirecte de celle des papes. Mais il existe des textes et des faits d'une portée plus directe, et qui établissent, sans doute possible, que l'Orient, à l'époque qui nous occupe, voyait dans î'évêque de Rome un évêque d'une autorité supérieure, dont l'assentiment était nécessaire pour la conclusion des affaires importantes intéressant l'Église. Dans sa lettre xià Célestin, saint Cyrille, patriarche lui-même, ne le nomme pas //-è/-^/ mais joère, et ajoute qu'une longue coutume des églises l'obligeait, lui, Cyrille, à communiquer à sa sainteté les affaires du genre de celle de Nestorius et à la consulter avant d'agir ^. Au cours de son homélie xr, le même Cyrille appelle Célestin « l'archevêque œcuménique » (àp^^teTriaxoTroç Traarjc; Tjiç oîxoufxévriç) ^. Dans la deuxième session du concile d'Éphèse, Firmusde Césarée déclare qu'il est inutile de juger à nouveau Nestorius : il y a sur son cas une décision et une sentence portée ('j^ricpov xal tuïcov) :

1. Cyrill., In Isaiam, IV (col. 740) ; De ss. Trinitate, dial. IV (coL 8fi5); Théodoret, Quaest. inExod., Interrog. 68 (col. 293) ; Isid. Pelus,, Epist. I, 235 (col. 328).

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