‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 22 sur 424 · LooFS, 340; cf. Livre d'Hér., p · texte numérisé non relu

LooFS, 340; cf. Livre d'Hér., p

S. LoOFS, 214, 331, 334.

LE NESTORIANISME. 33

Verbe de Dieu était Dieu du Christ », et que « le même était l'enfant et le Seigneur de Tenfant* »?

Une autre conséquence d'ailleurs de la façon dont il concevait l'unité personnelle de Jésus-Christ est que cette personne de Jésus-Christ, résultant de l'incarnation, ne se trouvait plus tout à fait identique avec la personne du Verbe avant l'incarnation-^. Et c'est pourquoi Nestorius ne veut pas que Ton attribue au Verbe ni à Dieu, en vertu de la communication des idiomes, les actions et passions de l'humanité. C'est au Christ, ou au Fils, ou au Seigneur, appellations qui impliquent les deux natures, qu'il les faut attribuer. AyjXov 05 oTi Toîî AaêiS u'.oç ô ôeoç Aoyoç odx :^v^. « Non est mortuus incarnatus Deus, sed illum in quo incarnatus est suscitavit ''* ». « Parcours tout le Nouveau Testament, et tu n'y trouveras jamais que la mort soit attribuée à Dieu, mais au Christ, ou au Fils, ou au Seigneur^. »

Par la même raison, il n'admet pas que Marie soit ôeoToxoç au sens propre et naturel du mot®. La mère doit être de même essence que son fils. Or Marie est une créature : elle ne peut donc pas être proprement mère de Dieu". Le Père seul est absolument Oeoroxo?^. « Habet matrem Deus? àvsyxXyiToç "EXXyiv (x>iTspaç ôeoï;

i. LOOFS, 291, 202.

2. « Le prosôpon ne se trouve pas dans l'essence, il n'est pas (par xemple) dans l'essence de Dieu le Verbe qui n'est pas le prosôpon

d'union des natures qui se sont unies, de manière à unir les deux essences dans un prosôpon de Dieu le Verbe, car il n'est pas les deux par essence » {Livre d'Hér., p. 146). Cependant ailleurs (p. 76, 78), Nestorius dit que le Verbe possède l'humanité dans son propre prosôpon.

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