‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 23 sur 424 · LooFS · texte numérisé non relu

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ETTeiffaYOJv ^ » Elisabeth a mis au monde un enfant rempli de l'Esprit-Saint dès le sein de sa mère : est-ce qu'on appelle pour cela Elisabeth TrveufjLaToxoç ^ ? Cependant le mot OêOToxoç étant d'usage fréquent parmi les fidèles, on le peut tolérer pour le bien de la paix, à la condition qu'on le comprenne exactement, et que l'on ajoute aussi que Marie est àvôpwTroTÔxoç^. Marie « genitrix Dei [est] non propter nudam bumanitatis divinitatem, sed propter unitum temple Deum Verbum; avôpwTTOTdxoç vero propter templum quod consubstantiale est naturaliter virgini sanctae'' ». Dieu, en effet, a passé par la Vierge, il est venu d'elle (TrpoeXOetv', mais il n'en a pas été engendré (Y£vvr,6Tivai) ^. Le Verbe engendré dès l'éternité n'a pas eu une seconde naissance^. Quant à lui, Nestorius, il préférait l'expression j^pioTTOToxoç, qui a l'avantage — le mot Christ indiquant les deux natures — de couper court à toutes les difficultés et d'être scripturaire^. Il propose aussi de dire 6co8o)(oç, réceptacle de Dieu : « btoBoyov dico, non ÔeoToxov, S litteram non x exprimi volens^. »

Enfin, dernière conséquence de sa façon de concevoir l'unité personnelle, bien que Nestorius admette que Jésus-Christ n'est qu'un seul fils, il incline manifestement à lui refuser, en tant qu'homme, le titre de fils naturel de Dieu. Le Verbe est Fils vraiment et par nature (cpuffsi xai àXyiÔwç) : l'homme ne l'est que par homonymie avec le Fils (ô Bk ôjawvuijiwç tw uiw uîoç)®. Le Monogène est Fils de Dieu TrporiYoufjLsvojç xal xa6' laurov :

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