‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 231 sur 424 · Moral., n, 56; In evang. homil. XL, i · texte numérisé non relu

Moral., n, 56; In evang. homil. XL, i

2. S. PROSPER, Exposit. in psalm. Çni, v. 2 ; S. Maxime de Tur. : « Fa Scripturis sanctis et honestatis doctrina est et correptio deliGtoruim et^ erudit'io veritatis » {Scrmo CX, col. 74»).

3. ViNC. LiK., Commonit.,-2, 27, 29 ; Cassien, De incc^rn^, V, S»-

rité de la tradition. Ce mot conserve encore, sous la plume de saint Léon, son sens primitif de doctrine et coutume transmise de vive voix ou par l'usage. Saint Léon considère que « quidquidab Ecclesiainconsuetudinem est devotionis receptum » procède « de traditione apostolica et de sancti Spiritus doctrina». Lescollectes notamment, l'usage défaire les ordinations ledimanche, de baptiser à Pâques, sont des traditions apostoliques ^ Mais on s'aperçoit vite que la tradition va se confondant de plus en plus avec l'enseignement de l'Église, avec l'ensemble des vérités que le magistère ecclésiastique impose à la foi des fidèles. On l'a vu déjà pour Vincent de Lérins^. Cassiodore écrit de même que les écarts des hérétiques viennent de ce que « contraria matri (Ecclesiae) dogmata sunt secuti... ab eius sanctis traditionibua erraverunt^ » ; et ce qui nous reste à dire mettra encore davantage ce sens en relief. De cet enseignement de l'Eglise, de cette tradition doctrinale les organes nommés le plus souvent sont les Pères. Ona dit plus haut que ce vocable commença à être usité au v^ siècle, pour désigner les plus autorisés parmi les docteurs de la foi et les écrivains ecclésiastiques. En Occident, autant et plus peut-être qu'en Orient, au moment où nous sommes, on les considère comme les maîtres de la vérité religieuse et on invoque leur témoignage : « Plebs Dei noverit, écrit saint Léon, ea sibi praesenti doctrina insinuari quae Patres et acceperunt a pracedentibus suis et posteribus tradiderunt^ »; et saint Fulgence : « Dignum itaque est... ut in singulis quibusque sententiis in quibus nubilo cuiusquamobscuritatisambigimus, sanctorum Patruiik

1. Sermo LXXIX, 4; vni; Epist. IX, 4; XVI, 1; C3.XVIII>1. a. Et cf. Commonit., 9.

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