‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 240 sur 424 · De cognit. baplismi, III, col · texte numérisé non relu

De cognit. baplismi, III, col

49. Voir celles de Récaréde et dés évêques goths au IIP concile de Tolède (589) et des IV«, Vl« et Xl« conciles de Tolède en 633, 638 et 675 (Hamn, § l"7 180, 182). C'est au concile de 589 que nous entendons pour la première fois réciter par Récaréde le symbole de Constantin

symbole Quicunque vulty dont nous parlerons bientôt, la contient aussi.

C'est encore à saint Augustin que se rattachent saint Fulgence et saint Grégoire le Grand dans les explications qu'ils donnent sur les missions divines. Ces missions ont pour principe les processions, et n'en sont, pour ainsi dire, qu'une prolongation ad extra. Par le seul fait que le Fils est engendré par le Père, et que le Saint-Esprit procède de l'un et de l'autre, le Fils et le Saint-Esprit sont, de quelqua façon, envoyés. Cette mission se complète quand le Fils s'incarne, et quand le Saint-Esprit est donné aux âmes par la grâce ^

Saint Fulgence a reproduit les vues philosophiques de l'évêque d'Hippone sur la mémoire, l'intelligence et la volonté, image de la Trinité divine dans l'âme humaine 2; et Julien de Tolède s'est appuyé également sur son autorité pour soutenir contre ses censeurs la légitimité de sa formule trinitaire : « Voluntas genuit voluntatem sicut et sapientia sapientiam^ )). Mais, plus remarquables que ces décalques

nople avec l'addition * ex Pâtre et Filio procedentem » (Mansi, IX, 981).

1. S. Fulgence : « Filius est igitur a Patre missus, non Pater a Filio, quia Filius est a Patre natus, non Pater a Filio. Similiter etiam Spiritus sanctus a Patre et Filio legitur missus quia a Patre Filioque procedit » [Contra Fabian., Iragm. XXIX, col. 797). « Missio ergo Spiritus sancti collatio est invisibilis muneris, non apparitio personalis » [ibid., col. 794). — S. Grégoire : « Ko enim ipso a Paire Filius mitti dicitur quo a Patre generatur... Eius missio (Spiritus sancti) ipsaprocessio est qua de Paire procedit et Filio. Sicut itaque Spiritus milli dicitur quia procedit, ita et Filius non incongrue mitti dicitur quia generatur [In evang. homil. XXVI, 2). Et cf. Bède, Homil. II, 10, col. 182.

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