‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 241 sur 424 · Contra Fabian., fragm. XVIII, col · texte numérisé non relu

Contra Fabian., fragm. XVIII, col

3. De tribus capitulis liber apologeticus, 3 (P. L., XCVI). Julien explique (1) que les mots sapientia et voluntas, dans cette formule, ne désignent pas les personnes divines, mais la substance divine commune. Il soutient que l'on peut dire : « Filius igitur Dei de essenti» Patris natus est, essentia de essentia, sicut natura de natura, et sub stantia de substantia; ettamen neo duae essentiae, nec duae naturae

sont les efforts que Boèce a faits, dans deux courts opuscules, pour éclairer et justifier par la philosophie les plus obscures données du mystère. Le Qiiomodo Trinitas uniis Deus ac non très c?iï explique que les relations étant quelque chose d'extérieur en quelque sorte à la substance, la substance, et partant l'unité divine, n'est pas touchée par les relations personnelles qui constituent la Trinité ^ La brève dissertation sur la question Ulrum Pater et Filius ac Spiritus sanctus de divinitate substantialiter praediceiUur ^ répond à cette question négativement, parce que la substance divine étant quelque chose d'absolu et d'unique, tout ce qui est énoncé de Dieu substantialiter l'est absolument et identiquement des trois çpersonnes. Or, les trois personnes divines ne peu- 'vent être énoncées l'une de l'autre, et sont essentiellement quelque chose de relatif. « Quo fit, conclut Boèce, ut neque Pater, neque Filius, neque Spiritus sanctus, nec Trinitas de Deo substantialiter praedicentur, sed, ut dictum est, ad aliquid. » On reconnaît, à • ces exemples, le philosophe théologien dont l'influence au moyen âge devait être si grande, et la prédilection de la scolastique commençante pour les questions de logique et de précision verbale.

La foi trinitaire cependant avait reçu, en Occident, sa définitive expression dans le symbole Quicunque çult, dont la fortune fut si universelle^. Le Quicunque

nec duae substaotiae possunt dici, sed una essenlia, natura atque substantia » (2).

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