Dialog. IV, o, 7 et suiv
7. In psalm. X, vers. 9; XIII, vers. 2; L, vers. 6; LVIII, vers. 11 ; CVII, vers. 8.
8. Moral., XVI, 30; XVIII, 3; XXIV, 14; XXXIH, 38, 40. 9 Differ., II, 113 et suiv.
rémunérât in nobis ac si solis proce&sisset ex nobis ^ »• Cassiodore et saint Isidore paraissent également adopter les vues du concile sur l'entière impuissance du libre arbitre déchu pour le bieH' même purement moral 2.
Sur les questions non résolues à Orange, la doctrine qui continue de prévaloir aux vi® et vu* siècles est celle de saint Augustin, légèrement adoucie au moins dans Texpression. La vocation de tous à la foi est gratuite ^. Pour tous aussi, qu'il s'agisse des enfants ou des adultes, la prédestination est absolue et indépendante de la prévision de leurs mérites ou de leurs fautes, il n'y a pas à se demander pourquoi l'un est choisi, l'autre est rejeté : les jugements de Dieu en cette matière sont insondables : nous savons seulement qu'il est juste et miséricordieux^. Il y a un nombre fixé d'élus^. Ce nombre est petit, déclare saint Léon<^ : au jugement de saint Grégoire ^, il est égal au nombre des anges restés fidèles; au jugement de saint Isidore**, à celui des anges déchus, nombre qui d'ailleurs n'est connu que de Dieu seul. Quant au sort des enfants morts sans baptême, on s'en tient encore à l'opinion de saint Augustin qui les condamne à des peines