‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 266 sur 424 · In evang. homil. XXXVHI · texte numérisé non relu

In evang. homil. XXXVHI

seal homme : « Caput et corpus, Christus et Ècclesia unus homo, unus est Christus ^ »

Aussi, comme le Christ est la source de toute vérité et de toute grâce, ne trouve-t-on que dans TEglise la vérité religieuse et la grâce de la sanctification et du salut. Elle est chargée d'enseigner les hommes, de les diriger vers le ciel, et elle le fait infailliblement; elle est la dépositaire et la dispensatrice des dons divins fruits de la rédemption, et on ne les reçoit utilement que de ses mains. Écoutons la belle apostrophe de Cassiodore : « O vere sancta, o immaculata, o perfecta mater Ecclesia quae, divina gratia largiente, sola vivifîcas, sola sanctificas... cuius piae confession! nihil addi, nihil minui potest... sola inoffenso fidei cursu sine periculo diluvii constanter enavigas, nec uliis erroribusaquiescis.-.Nescis loquinisiquodexpeditcredi^. » Avant lui, saint Fulgence avait écrit avec plus de rigueur : « Extra Ecclesiam catholicam nullus accipit indulgentiam peccatorum... Extra hanc Ecclesiam nec christianum nomen aliquemiuvat,necbaptismussalvat, nec mundum Deo sacrificrum offertur, nec peccatorum remissioaccipitur, necaeternae vitae félicitas invenitur. Una est enim Christi Ecclesia, una columba, una dilecta, unasponsa-^ »

Donc, en dehors de l'Eglise, ni les bonnes œuvres et les aumônes ne sont utiles et fructueuses, ni le martyre lui-même ne saurait être couronné ^ ; c'est-à-dire que hors de l'Église il n'y a point de salut. Saint Fulgence le réaffirme dans ce texte classique : « Firmissime tene et nullatenus dubites quemlibet haereticum sive schis-

Page 1