‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 267 sur 424 · Iti psalterium, praefatio, XVII, col · texte numérisé non relu

Iti psalterium, praefatio, XVII, col

3. Deremiss. peccatorum, 1,22. Cf. S. Prosper, In psalm. CXXXI, vers. 7; CXLVIl, vers. 13.

4. Cassiodore, In psalm,. CXV, vers. G; S. Grec, Moral., XXV, 12, 13; S. IsiD., Sentent., I, 16, 12.

maticum in nomine Patris et Filii et Spiritus sancti baptizatum, si Ecclesiae catholicae non fuerit aggregatus, quantascumque eleemosynas fecerit, etsi pro Christi nomine etiam sanguinem fuderit, nullatenus posse salvari ^ , »

Au moment où nous sommes, cette Église en Occident avait commencé à ouvrir son sein aux multitudes barbares qui envaliissaient l'empire. Du morcellement des régions qui obéissaient autrefois aux romains, et de la formation de nouveaux royaumes indépendants résulta un arrêt dans le mouvement de concentration qui, depuis un siècle surtout, allait àresserrer, au point de vue ecclésiastique, les lien'squi unissaient à l'Eglise romaine les églises particulières 2. L'opposition au V^ concile général et aux décisions de Vigile, qui au vi^ siècle entraîna dans le schisme «des provinces entières, est un fait qu'on ne saurait non plus négliger quand on se demande quelle notion avaient exactement de la primauté romaine lesévêques récalcitrants. Mais enfin, et quelles qu'aient été les défaillances particulières, cette primauté était sans discussion acceptée par tout l'Occident. Il était entendu que, dans les questions de dogme et de discipline générale, les décisions du pape faisaient autorité ; que ses décrétales avaient force de loi comme les canons des conciles; que Rome était le centre de l'unité de l'Eglise, et que seulement dans la communion avec le siège apostolique pouvait se conserver l'intégrité de la foi et de la vie chrétienne. Pierre a été constitué par Jésus-Christ le

1. De fide, 80; cf. 18-79; S. €rég., Morai., XIV, S; Bède, Hesca^m^ron, I, col. 85,86. Dans les Stntuta ecclesiae anU<jua^ qui sont en tout cas du VI* siècle (D. Morm conteste leur attribution a saint Césaire), on demande au candidat à Tépiscopat s'il croît» siextraecclesiajncathoiicam nuUus salvetur » (P.L., LVI, col. 880).

2. Sur ce point v. IL. Dcc^ksue, -Origines du ■culte cfvt'étien^ p^ 29 et

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fondement et lechef dePEglise universelle, son maître et son docteur infaillible, et Pierre vit et parle toujours en ses successeurs ^ Ces idées et ces expressions se retrouvent un peu partout chez les auteurs que nous étudions, parexemple chezsaint Pierre Chrysologue^, chez Maxime de Turin ^, chez saint Fulgence''', chez Bède^; mais elles ont été surtout magnifiquement développées par saint Léon et saint Grégoire. Qui ne connaît ces périodes d'une sérénité si large, dans lesquelles le premier expose toute l'économie del evangélisation du monde et du gouvernement de l'Église :

« Divinae cultum religionis, quem in omnes génies omnesque nationes Dei voluit gratia coruscare, ita Dominiis noster lesus Christus humani generis salvator inslituit, ut veritas, quae antea legis et prophetarum praeconio continebatur per apostolicam tubam in salutem universitatis exiret... Sed Iiuius muneris sacramentum ita Dominus ad omnium apostolorum officium perlinere voluit, ut in beatissimo Petro omnium apostolorum summo principaliter coliocarit; et ab ipso quasi quodam capite dona sua velit in corpus omne manare, ut exsortem se raysterii intellegeret esse divini qui ausus fuisset a Pétri soliditate recedere. Hune enim in consortium individuae unîtatis assumptum, id quod ipse erat voluit nominari dicendo : Tues Peiriis et super hanc petrœm aedificabo ecclesiam meam {MaUh., XVI, 18); ut aeterni templi aedificatio mirabili munere gratiae Dei, in Pétri soliditateconsisteret : hac Ecclesiam suam firmitate corroborans, ut illam nec humana temeritas posset appetere nec portae contra illam inferi praevalerent ^ ». — « Manet ergo, dispositio veritatis, et beatus Petrus in accepta fortitudine petrae perseverans, suscepta Ecclesiae gubernacula non reliquit. Sic enim prae caeteris est ordinatus ut, dum petra dicitur,

1. Sur rbistoire du mot « papa* t. P. jse LABRroUig, aaits le Bulletin 4'ancienne littérature et d'archéologie chrétienne, I (1911), p. 215 et suiv. C'est au vi° siècle que Von commence à réserver à l'évègue de Rome l'appellation de pape, décernée jusqu'alors presque indistinctement à tous les évoques. Au vu* siècle cette coutume prévaut compic- 4emen't, en Occident du moins.

2. Epist. ad Eut^chetem, inler epiat. 8. Leonis, Epist. XXV, 2.

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