‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 279 sur 424 · Epist. XI, 67, col · texte numérisé non relu

Epist. XI, 67, col

3. De eccles. offic, II, 25, 9. II semble que Gennade mêle les deux rites, car, pour les adultes capables de confesser leur foi, il dit simplement : « Confirmatur manus impositione »; mais pour les enfants et les faibles d'esprit il requiert qu'ils soient « manus impositione et chrismate communiti » {De eccles. dogm., 52).

4. Epist. CLIX, 7. V. sur tout ceci L. Duchesne, Origines du culte chrétien, p. 325-328.

conférer le Saint-Esprit, et c'est pourquoi ceux qu'ils ont baptisés « baptizandi non sunt, sed per manus impositionem, invocata virtute Spiritus sancti, quam ab haereticis accipere' non potuerunt, catholicis copulandi sunt^ ».

La confirmation suivait, dans les cas ordinaires, immédiatement le baptême. Jusqu'au iv® siècle, elle se donnait exclusivement, en Occident, par l'imposition de la main accompagnée d'une invocation de l'Esprit septiforme. Mais, au iv* siècle, l'usage s'introduisit à Rome d'abord, puis, à partir du milieu du v® siècle, se répandit peu à peu dans les pays de rites gallican, milanais et espagnol, d'ajouter à l'imposition de la main une onction de chrême faite sur le front avec formule appropriée : c'était proprement la consignation ^. L'effet du sacrement était de conférer au nouveau chrétien la plénitude du Saint-Esprit. Car le Saint-Esprit avait agi sans doute dans le baptême du néophyte pour le purifier de ses péchés et le faire enfant de Dieu; mais, dans la confirmation, remarque Bédé après saint Augustin, « amplior eiusdem Spiritus sancti gratia per impositionem manus episcopi solet caelitus dari' ».

Donner la confirmation était d'ailleurs en principe

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