Epist. XI, 67, col
3. De eccles. offic, II, 25, 9. II semble que Gennade mêle les deux rites, car, pour les adultes capables de confesser leur foi, il dit simplement : « Confirmatur manus impositione »; mais pour les enfants et les faibles d'esprit il requiert qu'ils soient « manus impositione et chrismate communiti » {De eccles. dogm., 52).
4. Epist. CLIX, 7. V. sur tout ceci L. Duchesne, Origines du culte chrétien, p. 325-328.
conférer le Saint-Esprit, et c'est pourquoi ceux qu'ils ont baptisés « baptizandi non sunt, sed per manus impositionem, invocata virtute Spiritus sancti, quam ab haereticis accipere' non potuerunt, catholicis copulandi sunt^ ».
La confirmation suivait, dans les cas ordinaires, immédiatement le baptême. Jusqu'au iv® siècle, elle se donnait exclusivement, en Occident, par l'imposition de la main accompagnée d'une invocation de l'Esprit septiforme. Mais, au iv* siècle, l'usage s'introduisit à Rome d'abord, puis, à partir du milieu du v® siècle, se répandit peu à peu dans les pays de rites gallican, milanais et espagnol, d'ajouter à l'imposition de la main une onction de chrême faite sur le front avec formule appropriée : c'était proprement la consignation ^. L'effet du sacrement était de conférer au nouveau chrétien la plénitude du Saint-Esprit. Car le Saint-Esprit avait agi sans doute dans le baptême du néophyte pour le purifier de ses péchés et le faire enfant de Dieu; mais, dans la confirmation, remarque Bédé après saint Augustin, « amplior eiusdem Spiritus sancti gratia per impositionem manus episcopi solet caelitus dari' ».
Donner la confirmation était d'ailleurs en principe