‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 287 sur 424 · De eccles. offic · texte numérisé non relu

De eccles. offic

3. Ibid., I, 18, 4. J'ai déjà remarqué qu'il fallait faire abstraction de la lettre VU à Redemptus, allribuée à saint Isidore.

dit, la conversion des oblata, résultat de la sanctification du Saint-Esprit, se produit dans la conformation ou épiclèse. — Malgré ces témoignages cependant, on aurait tort de croire que cette opinion lut commune en Occident, même dans les pays de liturgie gallicane. La preuve la plus péremptoire en est que, dans bon nombre des messes conservées de la liturgie gallicane, le post sécréta, post pridie ou post mysierium, c'està-dire la prière qui représente l'épiclèse ou ne présente qu'un texte fort lâche, ou même ne fait aucune mention d'une consécration des offrandes à obtenir, non plus que de la personne du Saint-Esprit''. On peut même croire que saint Germain de Paris, dans l'explication qu'il a laissée de la liturgie gallicane, attribue aux paroles de l'institution le changement du pain et du vin au corps et au sang de Jésus-Christ^. Manifestement, on;ne donnait pas en Occident à l'épiclèse la même importance qu'en Orient ; et l'enseignement de saint Ambroise sur la formule consécratoire de l'eucharistie, s'il avait été obscurci chez quelques auteurs, gardait généralement tout son crédit : « Invisibilis sacerdos, écrit nettement Fauste , visibiles creaturasin substantiam corporis et sanguinis sui verbi sui sécréta potestate convertit, ita dicens : Accipite et édite, hoc est corpus meum^. »

Puisque le corps et le sang de Jésus-Christ sont pré-

1. V. L. DucHESNE, Origines du culte chrétien, p. 207; F. Vabàine, L'épiclèse eucharistique, lUignais, 1940, p. 105 et suiv.

2. « Sanguis vero CJ)risli ideospecialiter otî'erturin caKce,quia in taie vasum consecratum fuit mysterium eucharistiae, pridie quam paterelur Dominus, ipso (\\Qeu\Q:H}c est calix sanguinis mei mysterium fidei qui pro muUis effundetur in remis^ionem peccatorum {Matth., XXVI, 28). Panis vero in corpore et vinum transformatur in sanguine, dicente Domino de corpore suo : Caro enim mea vere est cibus, et sanguis meus vere est po tus {loann., VI, «6). De pane dixit : Hocestcorpus meum, et de vino : Hic sanguis meus (Mat4h., XXVf, 36). » Exposit. àrev.ant. liiurg. gallic, col. 93.

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