Slatuta, 15 (P. L., LXXX
*. De rectitudine catholicae conversât ionis (P. L., XL, 1172).
Bède*, Ecgbert d'York 2, saint Boniface de Mayence^. On remarquera q^ne Bède présente cette cérémonie comme un usage reçu dans l'Eglise de son temps : « nunc Ecclesiae consuetudo tenet » ; mais que, d'autre part, il observe, à la suite du pape Innocent P"" à qui il se réfère, que les fidèles peuvent eux-mêmes s'oindre ainsi de l'huile des infirmes, encore que cette huile doive être nécessairement consacrée par les évêques. Saint Boniface, dans le statut mentionné plus haut, prescrit à tous ses prêtres d'avoir avec eux de cette huile, et de prévenir les fidèles qu'ils aient à réclamer leur ministère en cas de maladie.
Saint Léon donne au sacerdoce le nom de sacramentum ^, mais sans préciser le sens qu'il attribue à ce mot. Au v® et au vi^ siècle, le nombre des ordres est depuis longtemps fixé dans l'Eglise latine, bien qu'on semble ne pas s'accorder sur la dignité respective des ordres mineurs. Les Statuta Ecclesiae antiqua (90-98) présentent la hiérarchie actuelle, episcopus, pre&bpter, diaconus, subdiaconus, acolythus, exorcista, lector, ostiariuSy [psalmista id est cantor]. Saint Isidore, dans ses Etymologies^^ la répète, sauf qu'il met le chantre avant le portier ; mais dans son De ecclesiasticis ofjiciis, il en traite dans l'ordre suivant : l'évêquo, le prêtre, le diacre, le sous-diacre, le lecteur, le psalmiste, l'exorciste, l'acolythe, le portier^. Il remarque d'ailleurs, avec les Statuta, que les chantres ou psalmistes n'étaient pas proprement ordonnés, mais pou-
\. In lacobi epistulam (P. L., XCni, 39).
2. Paenitentialis libri I pars altéra, 45 (P. L., LXXXIX, 416). V. aussi la règle retouchée de saint Clirodegand, LXXI (P. L., LXXXIX, 4083;,