De écoles, offic, II, 20, H
LA THEOLOGIE' LATÏNE DE 430 A 771. 4t^
Isidîore, à la suite de saint Augustin, conclut à son indissolubilité. Cette indissolubilité en général est proclamée par Innocent P'" dans^sa réponse à saint Exupère de Toulouse ^ par saint Léon dans sa réponse à Nicetas d'Aquilée ^, et par saint Grégoire^. En dehors du cas d'adultère, il est abso^lument inteixiit aux époux de se séparer. Mais dans le cas d'adultère, l'innocent peut^il répudier le coupable et se remarier, et le coupable lui-même est-il libre de se remarier? A propos de cette question, il faut s'attendre à trouver dans la théologie de Théodore de Cantorbéry des traces de son éducation grecque, comme on en a trouvé dans la question des réordinations. Ces traces sont visibles en effet. Parmi les i)/icto Theodori, nous rencontrons les suivants : 66, « Si cuius uxor forniiîata fuit, licet diniittere eâm et aliam accipere » ; 67, « Miilieri non est licitum virum suum dimittere licet fornicator, nisi forte pro imonasterio. Basilius iudicavit » ; 70, « Si mulier disces!s«rit a viro s-iao dispiciens eum, et nolens ad eum revertere et reconciliare cum illo vrro s:uo,post v annosoum sensu ep*iscopi aliam accipere licebit ». Et encolle, 82, « Si vir dimiserit' uxorem propter fornicationem, si prima fuerit, licitum est ut aliam acedpiat ux'orem; illa vero, si vohierit penitere peecala «ua, post^uinque aTinos alium virum accipiat ^* ».
Ces décisions dictées ou iiaspirées ipar rarohevêque de Cantorbéry ne paraissent pas cependant , même en Ang'iéterre, avoir eu une fortune tmiver selle. Bède*