‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 32 sur 424 · P. G., LXXVI · texte numérisé non relu

P. G., LXXVI

4. Mansi, IV, 4101 et suiv., surtout 1108. S EvAGRiDS, Hist. eccles., I, 7.

6. Mansi, IV, 1-292. Une invitation spéciale avait été adressée par l'empereur à saint Augustin (Mansi, IV, 1208); mais celui-ci était naor* (28 août 430) quand arriva l'envoyé impérial.

LE NESTORIANISME. 45

§ 4. — Le concile d'Éphèse et la formule d'union de 433.

On n'attend pas qu'à propos d'une histoire des dogmes, nous entrions ici dans le détail des opérations du concile ^ Un simple aperçu suffira à notre but. Au jour dit, le 7 juin, Nestorius se trouvait à Ephèse avec seize évêques, Cyrille avec cinquante, Memnon, Tévêque d'Éphèse, avec quarante et douze évêques de la Pamphylie. Juvénal de Jérusalem etFlavien de Philippes, représentant Rufus de Thessalonique, s'y trouvaient aussi. Les légats du pape n'étaient pas arrivés, non plus que Jean d'Antioche et les évêques orientaux. On attendit ceux-ci quinze jours ^. Fatigué de ce retard, et sur les instances d'un certain nombre des évêques présents, Cyrille se décida, le 22 juin, à ouvrir le concile.

On a contesté la légalité de cette mesure. Cyrille était partie contre Nestorius, et il n'avait reçu, pour présider le concile, aucune commission du pape Célestin. Mais, à vrai dire, et dans l'état de nos documents, il est difficile de se prononcer d'une façon absolue. Il règne entre la relation des actes du concile — rédigés sous la surveillance de Cyrille — et la conduite des évêques orientaux une contradiction que l'on ne peut résoudre^. Ce qui est certain c'est que, le 21 juin.

A. V.les actes dans Mànsi, Coll. concil., IV, et le St/nodtcon dans MArssi, V et la Bibliotheca cassinensis, II. Cf. Hefele-Leclercq, Hist. des Conciles, II, i. L. Duchesne, Histoire ancienne de l'Eglise, III. A. Lar- GENT, Saint Cyrille et le concile d Ephèse, Paris, 1892.

2. Ou même seulement quatorze jours, car la convocation eut lieu le 21 juin.

3. Cyrille put se croire autorisé à ouvrir le concile, s'il est vrai, comme le relatent les actes (Mansi, IV, i332; cf. 12-29), que Jean d'Antioche expédia, avant son arrivée, deux évêques, Alexandre d'Apamée et Alexandre d'Hiérapolis, chargés de prévenir Cyrille de ne pas l'at'

veille de l'ouverture, soixante-huit évêques, et parmi eux Tlîéodoret, demandèrent que l'on attendît encore l'arrivée de Jean d'Antioche ^ et que, le 22, le comte Candidien protesta, au nom de l'empereur, contre le commencement des opérations du concile^. Mais on passa outre. Cent cinquante-neuf évêques et le diacre Bessula, représentant l'évêque de Carthage, se trouvaient réunis dans l'église de Marie ^. Nestorius, trois fois cité, refusant de comparaître, on entama sans tarder la question de la foi.

Le concile fît lire d'abord le symbole de Nicée, puis la deuxième lettre de saint Cyrille à Nestorius (Epiât* iv) et la réponse de celui-ci. Cette réponse fut immédiatement condamnée par quelques évêques, et un anatlième général prononcé contre l'hérésiarque. Les lectures continuèrent par la lettre de Célestin et du synode romain à Cyrille {Epist. xii), et la lettre synodale de Cyrille et de son concile d'égyptiens (Epist. xv!!)"*. Enfin on opposa à la lecture d'un dossier patristique — extraits de passages des Pères sur l'incarnation^

tendre plus longtemps, et de commencer les opérations. Cyrille dut raisonnablement soupçonner que Jean était bien aise de ne pas assister à la condamnation de Nestorius. Mais il taut reniarquer que les deux évéqiîes d'Apamée et d'Hiérapolis furent précisément parmi ceux qui p.rote?lèreiJt contre l'ouverture du concile en l'absence des orientaux (Mansi, IV, 1232, 1236). —Quant à la question de la délégation de Cyrille par le pape, on trouve que Cyrille est toujours désigné dans les actes comme «'tenant la place de l'archevêque de Rome » (v. g. Mansi, IV, 1124). Mais, d'autre part, aucune lettre du pape à Cyi'ille ne contient de délégation particulière pour le concile; bien plus, Céleslin avait envoyé a Ephèse des légais spéciaux. Cyrille a évidemment élendu auconcile la délégation qu'il avait reçue poUr l'exécution dé la sentence romaine contre Nestorius.

i. Mansi, V, 765.

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