‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 349 sur 424 · Mansi, XI!, 272; cf. Thkopiiane, C/tronog'r., col · texte numérisé non relu

Mansi, XI!, 272; cf. Thkopiiane, C/tronog'r., col

persécuteurs. 11 était justifié surtout par les sentiments de la pouvelle impératrice, l'athénienne Irène, que l'on savait favoriser secrètement l'orthodoxie. Il se produisit donc d'abord une détente ; puis Léon IV étant mort le 8 septembre 780, Irène prit en main les rênes du gQUvernewent co,mme tutrice ,de gon jeune fils C.onstan,tiîiRorp,hyrogénète, et l'œuvre de; la.j^estitutiiqi;! des images commença.

Elle commença par la démission volontaire du patriarche Paul, désireux d'expier ainsi la faiblesse q,u',Ll avait eue — et qu'il se reprocl:^ait — de prêter le §pr- :ment ,d.e ne pas rétablir les images. On lui dpnua comme successeur le secrétaire impérial Tarasius (25 décembre 784). Tarasius, se .prononça immédiatement contre les décisions icpnoclçisies d'JHiéria ' , et demanda un concile général. La , réunion d'un concile en,trait pleinement dans les vues d'Irène, et le , pape Hadrien, à qui elle en écrivit, ne s'y opposa ,pas^;;lQS; autres patriarcats ,Qrieutau7^ y cQnsentaifint .aussi"^... Mais Ja présence à. Conat^Utinople de l'ancienne gar4^ irp,périale de Copronyme, toute dévouée à ses ,idées,. constituait un danger. Une première assemblée du concile, tentée le 17 aput 786 dans l'église des SaintSf Apôtres, dut se ^sperser devaut ,les menaces d'.uîie soldatesque .furieuse qui envahit l'église. Irène parut céderj. et, déclara le concile dissous. Elle ne fit.quetemporiser..Sous, divers prétextes, elle éloignade ConstantinOjple, puis ,fit désarmer les mutins, et les remplagfi ^dansla ville par des troupes s^res. Et le 24 septem-

i. Lettre cTintronisation dans Mansi, XH, 1H9-1127; Théopiiane, Chro- 'nogr., col. 928.

2. Massi, XU, 98'k 985, 1055-1072. V. le fragment de la réponse du pape conservé par Anastase, où Hadrien proteste contre l'ordination précipitée de Tarasius, et le titre de patriarche œcuménique qui lui est .donné.

.3. MA>SI, XII, 1127-1 13o.

bre 787, un nouveau concile fut réuni à Nicée en Bitliynie : c'est le deuxième de ce nom, et le septième générale

11 compta de trois cent trente à trois cent trente-sept membres, et fut présidé par Tarasius. Deux légats, l'archiprêtre Pierre et l'abbé Pierre, représentaient le pape : les autres patriarcats d'Orient étaient représentés par les deux moines Jean et Thomas, délégués non par les patriarches eux-mêmes qui, placés sous la domination arabe, ne pouvaient communiquer directement avec Constantinople^, mais par le haut clergé (ap)^iÊpa(;) et par les archimandrites de ces régions.

L'assemblée tint huit sessions, dont deux ou trois seulement offrent un intérêt dogmatique. Dans la deuxième 3, on lut les lettres du pape à Irène et à Tarasius, et Tarasius déclara en accepter la doctrine sur les images. Dans la quatrième (1" octobre 787)'', après lecture de passages de l'Ecriture et des Pères favorables aux images, le concile déclara admettre l'intercession de la Vierge, des anges et des saints, baiser respectueusement (àffTra^oVeôa) les images de la croix et les reliques, recevoir, saluer et embrasser, suivant la tradition de l'Eglise, et adorer d'un hommage d'honneur (Tif7.y]Tixw(; TtpoorxuvotîuLEv) les images de Notre-Seigneur, de la Vierge, des anges incorporels, mais qui ont apparu sous la forme humaine, et des saints. La sixième session (5 ou 6 octobre) ^ fut consacrée à la lecture et à la réfutation du décret du concile d'Hiéria de 753, et la septième (13 octobre) ® à la lecture de Topoç du présent synode. Dans cette profession de foi.

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