Mansi, XIII, 3Ô
îes Pères répètent le symbole de Constantinople ; ils reçoivent les six premiers conciles généraux et leurs décisions ; puis ils définissent que l'on doit exposer non seulement Tirnage de la croix, mais aussi celles de Notre-Seigneur, de sa Mère, des anges et des saints ^ ; qu'on peut îes baiser et leur rendre une adoration d'honneur (àaTracrfAOV xat Ti(jLr,xi)cy)V 7rpo(7Xuvy)(Tiv), mais non pas l'adoration de latrie proprement dite réservée à Dieu. (ou {xr,v TTjV xatà ttiottiv rifxwv àXy)0ivyiv Xaxpetav) ; et qu'enfin on peut, en leur honneur, brûler de l'encens et allumer des lumières, comme on le fait pour la croix et les évangiles ; car l'honneur rendu à l'image se rapporte à l'original 2.
Tous les membres de l'assemblée signèrent cette profession de foi. Irène et son fils la souscrivirent dans une huitième et dernière session (23 octobre), tenue au palais de la Magnaure à Constantinople ; et l'on prit des mesures pour la destruction des écrits iconoclastes 3. Le rétablissement des images était un fait accompli.
56. — Réaction iconoclaste et triomphe définitif de l'orthodoxie.
Il ne semble pas, en effet, qu'Irène ait rencontré de difficulté à faire accepter les décisions du concile. Le parti iconoclaste restait toujours nombreux cependant, et les divisions qui régnaient entre le patriarche et les moines de Stoudion ne pouvaient qu'entretenir son espoir de revenir aux affaires. Sous Michel Rhangabé (811-813), il fit, pour les reprendre, une tentative qui
i. On remarquera qu'il n'est pas quesiion d'images de Dieu le Père
i2. Mansi, XIII, 377.