‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 359 sur 424 · Col · texte numérisé non relu

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5. « Evidentissime patet picturas sanctas et Domini crucem et sacras .electorum Dei reiiquias dignis et congruis honoribus a catholicis et orlhodoxis ia Deo et propter Deum venerari oportere » (col. 527).

forme, au culte des images persista dans l'Eglise de France jusqu'à la fm du ix® siècle. Walafrid Strabon (-}- 849), dans son De rébus ecclesiasticis (8), semble ne pas refuser aux images une sorte de culte : « Non sunt omnimodis honesti et moderati imaginum honores abiiciendi ^ » ; mais, quand on y regarde de près, on voit que ces honneurs sont tout négatifs et consistent à ne point mépriser, souiller ou détruire les saintes images. Cette attitude devait être aussi probablement celle d'Hincmar de Reims (-f- 882), dans son ouvrage Quaiiter imagines Salvatoris nostri çel sanctorum ipsius venerandae sint 2, L'ouvrage est perdu, mais on sait par Hincmar lui-même^, que l'évoque de Reims regardait le VIP concile général comme un pseudosynode, dont les membres avaient été incapables de résoudre sainement la question proposée. Il restait donc dans la tradition gallicane.

Ce ne futqu'après que le VIII® concile général, quatrième de Constantinople (869), eut été reçu en France, c'est-à-dire à la fm du ix® ou au commencement du x^ siècle, qu'on y reçut également la doctrine orthodoxe du culte desjimages. Le VIII® concile en efîet avait confirmé les décisions de JMicée, et on ne pouvait l'accepter sans accepter par là même les décisions qu'il avait approuvées.

Ainsi se termina cette longue controverse, dans laquelle le génie propre de chaque nation tint une si large place. Le culte des images cadrait admirablement avec le tempérament religieux des Grecs, et TÉglise grecque en est restée la terre classique. En Occident, Rome et l'Italie, la patrie des arts, furent les premières

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