Cf. J. BiLz, op. cit., p. 68 et suiv
De l'unité de substance découle naturellement Tunité d'attributs et d'opération : txi'a y^tp oùdia, |x{a àYaÔo-iy];, [lia. Suvatxiç, (xia ÔsXrjffif;, [xia evspYSia, (Aia l^oudia, (xta xal -^i aÙTi?i, où xpeiç ojxoiai àXXv^Xatç^. Chacune des personnes est àyc'vYiTo;, bien que non pas àY£vvr,TO(; : toutes trois sont éternelles et incréées : le Fils seul est né.
De l'unité de substance découle aussi ce que saint Jean appelle, d'un mot emprunté à saint Grégoire de Nazianze, la irEpt-y^ojpr.aiç, la circumincession : « Les trois personnes sont unies, comme nous l'avons dit, non de façon à se confondre, mais de façon à être jointes : elles se compénètrent mutuellement, sans confusion et sans mélange 2. »
On ne s'arrêtera pas ici à exposer l'enseignement du Damascène sur le Père et le Fils, cet enseignement ne faisant que reproduire, en le confirmant, celui des Pères antérieurs. Mais ce qu'il dit du Saint-Esprit mérite qu'on l'examine, car la question du Filioque va bientôt diviser les Grecs et les Latins. Le Saint-Esprit est Dieu, consubstantiel au Père et au Fils, leur égal en nature et en dignité^. 11 procède du Père et se repose dans le Fils ; il procède du Père et est communiqué par le Fils "* ; il procède du Père par le Fils : Ix Traxpbç Si* uîou IxuopeyofjLeviq — Si' aÙTOu (Xo'you) ex Tou TraTpbç IxiropEuotxevov — aùtoç (ô 7rai:r,p) Sià Xoyou TrpoêoXeùç Ixçpavxopixoîî 7rv£u|ji.aT0ç — Ix tou Traxpbc Y^p, o\h. tou uiou xai Xc^you Tcpoïbv, ohj^ uttxw; 5s ^. Par le Fils il se rattache au Père ; il est l'Esprit du Fils, l'Esprit du Christ, l'intelligence (vouç) du Christ, l'Esprit du Seigneur, l'image du Fils comme celui-ci
A. I, 9, col. 828.