‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 367 sur 424 · Col · texte numérisé non relu

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En tout cas, ils sont limités et finis (:repivpaxToi) : ils ne sauraient être présents partout ni même en deux lieux à la fois, mais là seulement où ils vont et agissent ^ De même, ils ne sont pas immortels par nature (çpuerei) ; ils le sont par grâce (y^oLpixi), car ayant commencé d'exister, ils devraient un jour cesser d'être 2. Dans le principe, ils pouvaient pécher, n'étant pas àxivviToi mais simplement ôuaxivviToi Ttpb; xo xaxov : les bons anges sont maintenant devenus (xxivy]Toi -^àpiTi^.

Tous les anges sont-ils de même substance, tdoi xa-c' oùdiav? Dieu seul le sait, répond le Damascène. Ce qui est certain, c'est qu'ils diffèrent xw cpo)xiafA(o xal x^ cxotaei. Et ici vient la théorie des trois ordres et des neuf chœurs angéliques du Pseudo-Denys. Premier ordre, des séraphins, des chérubins et des trônes; deuxième ordre, des dominations, des vertus et des puissances; troisième ordre, des principautés, des archanges et des anges : les ordres supérieurs illuminant et instruisant les inférieurs'*.

Tels sont les anges considérés dans leur état naturel. Mais nous savons que, créés par le Verbe, ils ont été sanctifiés dès le principe par le Saint-Esprit ^. La plupart ont persévéré dans cette grâce et, fixés dans le bien, contemplent Dieu et se nourrissent de lui. Ce sont les bons anges. Messagers et ministres de Dieu, ils exécutent ses volontés, se montrent parfois aux hommes, sont préposés à la garde de certaines régions de la terre, de certaines nations, s'occupent de nos in- ■ térêts et nous prêtent secours ^.

Au contraire, une multitude innombrable d'anges

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