‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 366 sur 424 · I, 8, col · texte numérisé non relu

I, 8, col

3. 1,12, col. 844), et cf. De hymno trisagio, 2» (col. 60); Homil. in sabb. sancto {P. G., XCVI, 695) : à)>X' oOx è^ aÙToù (uloù) e^ov ttiv {iTiap^LV.

'i. V. la discussion de J. Bilz, op. cit., p. 156 et suiv. le Fils ne saurait êlre un simple milieu (de temps ou de lieu) par où passe l'action du Père. La particule ôiâ a un sens causal. On remarquera que Théodore de Mopsueste et ïhéodoret niaient que le Saint-Esprit reçût son^ existence du Fils ou par le Fils, £$ uîoù fj ci -jloû.

LA THÉOLOGIE DE SAINT JEAN BAMASCÈNE. 49t

Mais en quoi consiste proprement cette sxiropawwiç du Saint-Esprit, et en quoi elle diffère de la génératâon du Fils, c'est ce que notre auteur déclare ignorer^. Le mot Ix-Trôpsucriç, que nous traduisons par le mot générique de processioTiy était -pour les Grecs un mot qu'ils réservaient pour désigner spécialement le mode d'origine du Saint-Esprit, et ce mot lui seul n'expliquait rien.

§ 2. — Angélolôgie et anthropologie.

Les trois personnes divines concourent, chacune à sa façon, à l'œuvre de la création. La création est une œuvre de bonté : elle résulte d'un simple acte de la pensée de Dieu qui veut se communiquer (èwowv, ii, .2). Dieu est l'auteur de tout ce qui existe : contre les manichéens, saint Jean maintient l'unité de principe, et déclare que le mal absolu serait un pur néant. Le mal relatif n'est, dans un être, que l'absence ou la perte d'un bien ; le mal moral est un usage non conforme à la volonté divine de facultés bonnes en soi^.

Le Damascène s'est occupé des anges au livre ii, 3 du De fide orthodoxa. L'ange se définit : fuatç Xoyixyj, vospàxe xal auT£;ouciaç, rpsiTTY) xa-à Yvu>tA7)v vJTOieôeAOTpSTTTOç^. Est-il absolument spirituel? Notre auteur semble le croire, car il dit que l'ange est çuaiç àa(6[ji.aToç, oTov ti Tcvetiixa xai Trîip auXov; et s'il ajoute que cela est vrai par rapport à nous seulement, car Dieu seul est parfaitement auXoç et affwuLatoç, cette restriction ne détruit pas précisément saprécédente affirmation^. Les anges, créés les premiers, soat libres des passions du corps, sans être entièrement aTraôelç, ce qui n'appartient qu'à Dieu^.

Page 1