‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 370 sur 424 · II, 29, col · texte numérisé non relu

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mais ailleurs il précise sa pensée : « Sans la coopération et l'aide de Dieu, nous ne saurions ni vouloir ni faire le bien : il est seulement en notre pouvoir ou de persévérer dans la vertu et de suivre Dieu qui nous y invite, ou de nous en éloigner^. » Si notre auteur n'a pas réfléchi beaucoup sur la nécessité de la grâce actuelle, il a trouvé du moins, pour en parler, une formule correcte. Il parle aussi exactement — et aussi superficiellement — de la prédestination. Autre chose, dit-il, est prévoir, autre chose préfinir et prédéterminer, car, dans ce dernier cas, il s'ajoute à la prévision un acte de volonté et de commandement. Or, il n'y a de prédéterminés que les événements qui ne dépendent pas de nous : ceux qui dépendent de nous sont simplement prévus 2. On en peut conclure que saint Jean n'admettait point la prédestination absolue au sens de saint Augustin. Il avait dit d'ailleurs auparavant, avec beaucoup de précision, qu'il faut distinguer en Dieu deux sortes de volonté, une volonté antécédente et de bienveillance (7rpoy)You{jisvov GÉXvKxa, xai eùSoxia), par laquelle il veut le salut de tous les hommes, et une volonté conséquente €t permissive (etcoixsvov Ô£XT,[jia, xa\ uapaj^capyicrK;), par laquelle il veut que les pécheurs subissent soit un châtiment médicinal (irapaj^topyiaïc; oixovotxixTi), soit un châtiment définitif et absolu (uapay^wpyidK; àitoYvtoattxT^) ^.

, § 3. — Christologie et sotériologie.

Le remède au péché, c'est Jésus-Christ. Saint Jean Damascène a consacré à l'exposé de sa christologie

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