‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 371 sur 424 · II, 29, col. 968, 9t · texte numérisé non relu

II, 29, col. 968, 9t

tout le livre me et les chapitres 1-8 du livre iv du De fide orthodoxa, et de plus quelques ouvrages de controverse, le Contra iacobitas ^ le De natura com^ posita contra acephalos^, VAdçersusnestorianos^j le De duabus in Christo voluntatibus^. Mais on ne pénètre entièrement dans sa pensée qu'à la condition de tenir compte des notions philosophiques dont il s'est inspiré et qui, disséminées dans ses écrits, se trouvent condensées dans la Dialectique.

Le corps de Jésus-Christ n'a pas été formé dans le sein de Marie d'une façon lente et progressive : les organes et le corps entier ont eu d'emblée leur configuration parfaite, quoique non pas tout leur développement^. En même temps que le corps était formé, il était animé, et en même temps qu'animé, il était uni au Verbe par l'intermédiaire de l'âme : nul intervalle chronologique concevable entre ces trois opérations : âfxa aàp^, âfxa ôeou Xo'you ffotp^, ^(xa dàp^ l{ji<)^uyo(;, Xoyixïi xe xai vospà^.

L'humanité ainsi prise par le Verbe n'est pas l'humanité abstraite, considérée ^\kr^ ôewpi'a, ni l'humanité concrète telle qu'elle existe dans tous les hommes en qui elle est réalisée (car le Verbe ne s'est pas uni à tous les individus humains), mais c'est une humanité individuelle, bien qu'elle n'ait été individu et personne que dans le Verbe et par le Verbe ^. Toutefois, comme

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